Après la crise sanitaire, Osons rêver le monde d’après !

Les vidéos et enseignements

"Que celui qui a des oreilles pour entendre entende." (Mt 11; 15)

La paroisse St Nizier et la Communauté de l’Emmanuel ont organisé un Week-End Autrement les 18 et 19 juillet dernier pour pouvoir vivre un temps fort fraternel et spirituel, et se rapprocher de Dieu ! Vous n’étiez pas présent ? Nous avons pensé à vous! N’hésitez pas à regarder, écouter, partager ces enseignements autour de vous.

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Table ronde

Après la crise sanitaire, oser rêver le monde d’après !

Animée par Pauline de Torsiac journaliste à rcf avec Aude-Reine et Régis Anouil, le père Bernard Devert et René De Vaumas

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Les Ateliers

Dieu a-t-il créé le Covid ?

par Myriam et p. Hugues JEANSON | Un weekend Autrement - Ateliers

Oser réorienter sa vie - témoignage

par Aude-Reine et Régis Anouil | Un weekend autrement - ateliers

Oser réorienter sa vie - Enseignement

par Charles-Henri Delloye | Un weekend autrement - ateliers

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Enseignement et témoignages

Bonjour, nous nous appelons Camille et Vincent. Nous sommes mariés depuis 17 ans. Nous avons 4 enfants.

Nous sommes arrivés à Lyon il y a 4 ans et à Saint-Nizier quelques mois plus tard.

Aujourd’hui nous voulions vous partager comment nous avons petit à petit laissé Dieu prendre place dans notre vie.

Et comme chacun de nous a eu un parcours un peu différent, je laisse la parole à Camille.

Camille :

Moi, je suis né dans une famille catholique et pratiquante. J’ai toujours cru en Dieu. Petite, je confiais tout à Dieu. Je priais le matin, je priais le soir, je priais entre deux exercices de maths… j’avais une vraie relation d’amitié avec lui, ça m’a apporté beaucoup de joie et de confiance. C’était naturel et je ne me posais pas trop de questions. On peut dire que j’étais connectée à Dieu.

Puis à la fin de mon lycée et de mes années de fac, je m’en suis éloignée. J’ai vécu dans des pays où il n’y avait pas de scoutisme, pas d’aumônerie, Dieu ne faisait pas partie de ma vie ni de celle de mes groupes d’amis.

On sortait beaucoup, on faisait la fête, on partait en week-end. C’est là que j’ai rencontré Vincent et que l’on s’est mariés.

À cette époque, je me rappelle avoir été fatiguée, souvent en colère, et je n’avais pas tellement confiance en l’avenir. Je me posais beaucoup de questions : comment travailler et être mère de famille ? Avec mon mari, est-ce que ça durerait vraiment ? Je ne regardais pas très loin d’ailleurs. Ma vie n’avait pas de fil conducteur.

Je croyais toujours en Dieu, mais Dieu n’intervenait pas dans mon quotidien je ne lui confiais rien de mes peurs, je ne lui demandais pas d’aide.

À l’arrivée de mon deuxième enfant, j’ai réalisé que je créais une famille ! Je me suis dit, ces enfants, à quoi ça sert de leur transmettre la foi si ça ne change rien à leur vie ? Et quelle chance j’ai de leur transmettre la foi si moi-même je n’en vis pas ? J’avais la foi, mais Dieu était loin de moi et pour m’en rapprocher, j’ai senti l’envie de mieux le connaître.

Alors, je me suis inscrite à des cours de catéchisme pour adultes.

Et j’ai reçu plusieurs choses :

  • j’ ai découvert la réalité historique du Christ
  • j’ ai redécouvert la beauté du témoignage du Christ, la beauté des premiers missionnaires, la beauté de la liturgie : tout me plaisait en Dieu, son amour, sa miséricorde, sa confiance.

A partir de là, j’ai senti que je voulais remettre ma famille à Dieu, la lui confier, avancer avec Lui.

Et aujourd’hui je peux dire que je suis beaucoup plus :

en PAIX :

  • j’ai confiance en l’avenir car je sais que je marche avec Dieu
  • j’ai confiance en l’avenir car j’ai des frères et sœurs qui me soutiennent
  • j’ai confiance que mes enfants sont touchés par notre vie de prière et fraternelle

dans la JOIE car j’ai découvert la gratitude, Dieu m’a appris à dire Merci :

  • mon mari est un cadeau
  • mes enfants sont des cadeaux
  • mes patients sont des cadeaux
  • mon travail est une chance

ma vie a un SENS :

  • je progresse pour être meilleure, en vivant de la parole de Dieu
  • j’ai compris que ma foi, elle doit être partagée car c’est une chance, un trésor que j’offre aux autres.

Et si je dois retenir une seule phrase du Christ c’est en Jean 6 :

« je suis le pain de vie, qui vient à moi n’aura jamais faim »

Vincent :

Je viens d’une famille où matériellement je n’ai jamais manqué de rien. Mon enfance n’a pas été difficile. J’ai été baptisé puis j’ai reçu le sacrement de communion et de confirmation par tradition. Nous n’allions à la messe que pour les grandes fêtes liturgiques quand mes parents n’avaient pas d’autres choses à faire. Dieu n’avait aucune place dans ma vie et je ne me posais pas de question. Personne autour de moi ne me parlait de lui.

J’ai décidé de me marier quand mes parents eux décidaient de divorcer.

Mais à part cela tout se passait bien pour moi, j’avais une super bande de copains, je réussissais bien mes études….et je laissais toujours Dieu tranquille.

En rencontrant Camille j’ai aussi rencontré une famille catholique pratiquante. J’ai commencé à retourner à la messe avec ma fiancée.

Camille m’a proposé de faire une retraite pour préparer notre mariage religieusement.

Je l’ai suivie sans difficulté. J’avais envie de réussir ma vie de couple. J’avais souffert de n’avoir jamais vu mes parents s’aimer.

Je me disais que la spiritualité était peut-être une solution et je faisais confiance à Camille. Mais je n’avais cependant toujours pas de relation avec Dieu. La religion catholique n’était pour moi qu’un ensemble de bons principes de vie, de bonnes valeurs.

Par la suite, et toujours à l’initiative de Camille, nous avons participé à plusieurs formations, retraites, préparations aux sacrements pour nos enfants. J’y allais de bon cœur et j’en sortais à chaque fois le cœur bon.

Je me souviens en particulier d’une retraite de préparation de Noël en famille. Nous venions d’écouter un enseignement et j’ai ressenti quelque chose en moi d’étrange.  J’ai été bouleversé et en sortant je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer. Je n’étais pas triste mais simplement profondément heureux. Pour la première fois, je me suis demandé d’où cela venait et je n’avais pas la réponse : j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui me dépassait, un mystère sur lequel je ne mettais pas encore de mots.

Mon chemin vers Dieu s’est fait en douceur. Petit à petit je ne me suis plus laissé seulement guider par Camille mais je suis devenu acteur.

Une phrase du Christ qui me parle dans mon chemin vers Dieu et la parole dans Marc 1 :18 :

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

C’est dans les engagements que j’ai pris à la paroisse que j’ai trouvé un lieu où j’ai pu parler au Seigneur,

Lui confier les personnes que j’y rencontre,

Lui demander son soutien pour mon service

et Le remercier pour la joie que cela me procure.

Les engagements sont aussi un bon moyen de parler de Dieu autour de moi.

Camille :

Cette vie que nous avons choisie a bousculé nos agendas, nos choix et nos vacances.

Pour laisser plus de place à Dieu, Il a fallu faire le ménage dans nos agendas. On a revu nos priorités, appris à dire non au superflus. Ca nous a permis d’être fidèle à la messe du dimanche, de donner plus de temps à notre prière personnelle et à la lecture de la bible, de laisser de la place l’été à des sessions en famille à Paray le Monial, …

Quand il y a une décision à prendre, PRUDENCE, …on prend le temps, on prend le temps de lui confier nos choix, et de lui demander de nous éclairer.

Cela nous permet d’aborder plus sereinement notre Monde de demain.

Vincent :

Le monde d’après on le voit comme à bord d’un TGV en route vers le Seigneur :

A bord, pas de distanciation sociale mais la vie FRATERNELLE.

A bord pas de chacun pour soi mais le sens du SERVICE aux autres.

A bord, pas d’entre soi mais la JOIE de faire connaître Dieu.

Camille et Vincent

Je m’appelle Guilhem, j’ai 40 ans et je suis le père de 4 enfants.

Mes parents ne m’ont pas élevé dans la foi catholique malgré des origines familiale chrétiennes. Il m’était arrivé de croire que Dieu existait, mais je l’avais rejeté bien nettement. Je me contentais de vivre en réalisant mes obligations quotidiennes, sans me poser de question.

Et puis, un jour d’octobre 2018 , nous avons été invités par des amis à assister au baptême de leur fille dans de l’église Saint-Nizier. J’avais une nouvelle fois essayé de ne pas y entrer, mais le Seigneur a su mettre en place toutes les choses qui m’ont guidé vers Lui.

A mon arrivée, j’ai eu le sentiment d’être accueilli chaleureusement, je me sentais bien, comme entouré de joie, d’amour et de bienveillance.

À Saint-Nizier, il y à un moment au début de la messe où chacun s’engage à prier l’un pour l’autre qui ma particulièrement marqué et qui a continué d’accroitre cette perception de bienveillance.

Sans m’en rendre compte, j’ai laissé tomber ma carapace de résistance. Moi qui n’osais jamais chanter, j’ai pris plaisir à le faire, j’étais comme porté par la louange. J’ai senti ma respiration changer ; quelque chose se passait en moi.

Au début, je pensais simplement avoir passé un bon moment, mais j’ai rapidement compris que c’était bien plus. C’était un vrai coup de foudre avec un sentiment d’amour qui irradie de l’intérieur.

Jusqu’ici, le mot paix était pour moi une définition, ce jour-là, il est devenu une sensation qui m’habite et ne me quitte plus. Mes angoisses ont disparue et ont laissé place à une sérénité que je n’avais jamais connu.

Avant cet évènement, je n’avais pas de raison d’être triste, mais je ressentais un vide qui m’empêchait d’être pleinement heureux et qui laissait une insatisfaction permanente.

 Ce vide a été comblé, je me suis senti rempli par la présence de Dieu.

Ce jour a marqué le début d’une forte transformation. Ce qui m’arrivait me donnait la certitude que je venais de découvrir la Vérité de la Vie mais je ressentais une gêne à chaque instant où le mot baptême était prononcé. J’avais presque honte de ne pas être Chrétien. Je me sentais comme illégitime au milieu de ceux dont je partage la foi. L’Eucharistie m’attirait et l’envie de cheminer commençait à brûler en moi.

J’ai donc rapidement demandé à recevoir ce sacrement.

Par la suite, mon fils ainé a décidé d’entreprendre la même démarche. Lorsqu’on est parent, nous voulons ce qu’il y a de mieux pour nos enfants et notre première mission est de les y amener. Ce fut donc une nouvelle grâce et je remercie le Seigneur.

Aujourd’hui, Jésus me permet d’accepter ma condition telle qu’elle est, sans supprimer les épreuves, mais en m’aidant à les affronter avec sérénité. Je me sens comme porté à chaque prise de décision ou chaque moment qui aurait pu m’être difficile auparavant.

 Il ne me rend pas parfait, mais Il me guide pour devenir meilleur.

Moi qui avais du mal avec la charité, j’ai ressenti l’envie de donner. J’ai compris que nous devons partager nos richesses spirituelles et matérielles car c’est un bien commun qui vient de Dieu et qui Lui revient.

Après une période d’attente un peu plus longue que prévu dû aux circonstances de pandémie, mon fils et moi-même avons enfin pu être baptisé pour la Pentecôte.

Ce sacrement à représenté l’union à une famille guidée par l’amour bienveillant de Dieu, de son prochain, de soi, de la création, et par la foi en Jésus Christ. Il a acté le fait que je reconnaisse Dieu comme Créateur et Acteur de la Vie en abandonnant l’idée orgueilleuse d’être le seul maitre et décideur de mon existence.

Il a marqué ma pleine volonté de vivre en témoin du Christ, par l’attitude et pas uniquement la parole, en étant porté par l’Esprit-Saint.

Je vais d’ailleurs vous raconter une anecdote qui illustre ce que Dieu a modifié dans ma manière d’agir.

Durant cette période de pandémie, malgré une mise au chômage partiel imposé, j’ai eu la chance de conserver mon emploi et mon salaire à cent pour cent. Je n’ai manqué de rien, et j’ai même eu en surplus car j’ai pu bénéficier du temps passé avec ma famille et donc de plus d’amour.

Un jour d’après confinement durant lequel je faisais mes courses, en arrivant à la caisse, une dame âgée qui semblait avoir du mal à se déplacer était paniquée car elle venait de se rendre compte qu’elle n’avait pas de moyen de paiement sur elle. On sentait tout le poids qui venait de lui tomber dessus. Elle cherchait désespérément une solution avec la caissière et le seul accord trouvé fût qu’elle revienne récupérer ses quelques courses le lendemain.

C’est là que j’ai senti un appel à rendre service en payant pour elle. Ce qui n’allait pas me manquer aujourd’hui allait la soulager et lui rendre la vie meilleure.

Avant de devenir Chrétien, je ne suis pas certain que j’aurais eu la même réaction.

Dans le monde d’après Covid-19, j’aimerais donc surtout que chacun découvre l’amour du Christ.

Guilhem

Les sessions de Paray-le-Monial sont annulées cette année à cause des mesures sanitaires mises en place. La paroisse St Nizier et la Communauté de l’Emmanuel ont organisé un Week-End Autrement ici, prés de chez vous, les 18 et 19 juillet dernier, pour pouvoir vivre un temps fort fraternel et spirituel, et se rapprocher de Dieu !

Nous avons eu la chance d’accueillir des invités pour nourrir notre réflexion, témoigner de leur expérience et nous rencontrer.

Le Père Bernard Devert fondateur d’Habitat et Humanisme,

Régis et Aude-Reine Anouilh qui ont choisi de changer de vie et sont partis s’occuper d’une vigne pour faire du vin non loin de la Benisson Dieu et de l’éco-hameau,

 

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Animée par Pauline de Torsiac journaliste à rcf avec Aude-Reine et Régis Anouil, le père Bernard Devert et René De Vaumas

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Les Ateliers

Travailler à un monde plus juste et plus fraternel avec les plus pauvres

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Oser réorienter sa vie ?

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Oser  » Le Leadership intégral » pour développer ensemble un monde professionnel plus respectueux de l’homme et de la planète

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Quelle place laissons-nous à la fragilité dans nos vies ?

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Et si la crise sanitaire nous appeler à développer la sobriété dans notre corps ?

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Dieu a-t-il créé le covid ?

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La Communauté de l'Emmanuel

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