Les Amis de l'église Saint-Nizier
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Qui est Saint Nizier ?
Saint Nizier (Nicetus)
Il naquit en Bourgogne en 513 dans la famille d’un riche sénateur, appelé Florentin.
Neveu de Sacerdos, évêque de Lyon, il fut ordonné prêtre à 30 ans. Avec l’autorisation du roi Childebert, il succéda à son oncle en tant qu’évêque de Lyon et le restera 20 ans. Il présida le concile des provinces de Lyon et de Vienne en 567.
Il avait une sollicitude particulière pour son neveu Grégoire, qui devint Saint Grégoire de Tours et rédigea une biographie détaillée de son oncle. Ce dernier y apparaît comme un homme au caractère parfois très vif mais d’une charité exceptionnelle pour les pauvres.
Nizier mourut le 2 avril 573 après avoir choisi d’être enterré dans la Basilique des Saints Apôtres à Lyon, selon la tradition des évêques du VIe siècle. Plusieurs miracles ont eu lieu sur son tombeau ou par l’attouchement de choses lui ayant appartenu, comme le rapporte Saint Grégoire au chapitre huitième de son ouvrage sur la vie des Saints Pères. Le peuple de Lyon prit alors l’habitude d’appeler « Saint-Nizier » l’église des Saints Apôtres. Ce nom est définitivement resté attaché à notre paroisse !
Les personnages qui ont marqué la vie de la paroisse Saint-Nizier.
Qui sont-ils?
Bienheureuse Pauline Jaricot

Bienheureuse Pauline Jaricot
(1799-1862)
Déclarée Bienheureuse
par le Pape François
le 22 mai 2022.
Après s’être adonnée à une vie mondaine, Pauline vit une profonde conversion à l’église Saint-Nizier en 1816.
Pauline Jaricot est la fondatrice de l’Oeuvre pour la Propagation de la Foi et du Rosaire Vivant, toujours en cours au sein de l’Eglise catholique à travers le monde.
La tombe de Pauline se trouve dans l’église à côté de l’autel de Notre Dame de Grâce.
Père André Coindre

Père André COINDRE
(1787-1826)
Ordonné prêtre
le 14 juin 1812
André Coindre est né à Lyon et baptisé à Saint Nizier le 28 février 1787.
en 1821, il est le fondateur de la Congrégation des frères du Sacré Cœur, congrégation destinée à l’instruction des jeunes. Il a fondé de nombreux collèges, lycées et instituts.
À Lyon, le père Coindre fit la connaissance de Claudine Thévenet, une paroissienne qui dirigeait déjà un groupe de jeunes femmes dans une sodalité du Sacré-Cœur. En tant que directeur spirituel de Claudine, le père Coindre l’encourage à fonder une communauté religieuse de femmes pour sauver les jeunes filles des dangers de la rue.
En 2010, à l’occasion du 223e anniversaire du baptême d’André Coindre, une plaque commémorant cet événement survenu le a été bénite dans l’ église Saint-Nizier.
Bienheureux Frédéric Ozanam

Frédéric OZANAM
(1813-1853)
Béatifié en 1997
par le Pape Jean Paul II
Le mariage de Frédéric Ozanam avec Amélie Soulacroix est célébré dans l’église Saint-Nizier le 23 juin 1841.
Figure du catholicisme social du XIXe siècle, il a le souci d’évangéliser en créant les conférences de Carême qui subsistent encore de nos jours.
Il est à l’origine de la première œuvre entièrement confiée à des laïcs, connue sous le nom de Société de Saint-Vincent de Paul développée en France, en Outre-Mer et dans le monde entier.
Sainte Claudine Thévenet

Sainte Claudine THÉVENET
(1774-1837)
Canonisée en 1993 par Jean Paul II
Claudine Thévenet est née à Lyon et baptisée dans l’église Saint-Nizier le 31 mars 1774.
Fondatrice de la Congrégation religieuse de Jésus-Marie pour subvenir à l’éducation des enfants abandonnés et pour la formation chrétienne des jeunes, surtout des pauvres. Elle est soutenue par son père spirituel le père André Coindre.
Aujourd’hui les religieuses de la congrégation de Jésus-Marie sont plus de 1 800, réparties dans 180 maisons, sur les cinq continents.
Une chapelle lui est dédiée à l’église Saint Nizier et une plaque à son nom se trouve dans la chapelle du Baptistaire de Saint Nizier
Père Louis Querbes
Père Louis QUERBES
(1793-1859)
Vicaire à Saint-Nizier (1816-1822).
Né à Lyon et élève de l’école paroissiale de Saint-Nizier, Louis Querbes entre ensuite ua séminaire de Lyon. Il est ordonné prêtre le 17 décembre 1816.
Dès 1830, le père Querbes est le fondateur de l’ordre religieux dit « Clercs de Saint Viateur » : congrégation chargée de l’enseignement et de l’éducation des jeunes (catéchisme et liturgie); ordre qui s’est ensuite développé en France et dans le monde entier.
Après un court vicariat, le père Querbes restera curé de Vourles. Il décède à Vourles le 1er septembre 1859.
Père Paul Couturier

Paul COUTURIER
(1881-1953)
Né à Lyon, Paul Couturier fait sa première communion à l’église Saint-Nizier en juin 1893. Il est ordonné prêtre le 9 juin 1906.
Il est le fondateur du groupe « œcuménique des Dombes » et promoteur de la semaine de l’unité chrétienne afin de « demander l’unité que Dieu voudra, par les moyens qu’il voudra ».
Une chapelle de Lyon porte son nom, rue Henri IV près de la place Carnot.
Suzanne Aubert, soeur Marie-Joseph

Suzanne AUBERT ou soeur Marie-Josephe
(1835-1826)
Vénérable en 2016
Avec sa famille, elle fréquente la paroisse Saint-Nizier et est inspirée par le Curé d’Ars et les Maristes de Lyon.
Religieuse, elle devient missionnaire en Nouvelle-Zélande. Femme de foi, Suzanne comprend que sa place est auprès des Maoris, peuple indigène en guerre avec les premiers colons anglais. En 1862, elle participe, sous le nom de
sœur Marie Joseph, à la fondation d’une petite communauté religieuse exclusivement au service des jeunes filles maories
En 1892, pour être plus libre encore dans son engagement auprès du peuple maori, elle fonde la congrégation des « Filles Notre Dame de la compassion qui s’occupe des orphelins et des Maoris.
L’histoire et l’architecture de l’église Saint-Nizier
Brève histoire de l'église

L’église Saint-Nizier a été construite il y a 700 ans et représente un bel exemple de style gothique flamboyant en France. Elle est située sur un site où les premiers chrétiens sont arrivés à Lyon, autrefois Lugdunum, après 150 après J. C. En 177, 48 chrétiens, dont sainte Blandine, furent martyrisés. L’église actuelle se trouve sur l’emplacement du plus ancien sanctuaire lyonnais dédié à la Vierge Marie.
Le V° siècle mentionne l’existence de l’église sous le nom de « Basilique des Saints-Apôtres ». Plusieurs évêques, comme saint Nizier, y sont enterrésP. Au VIII° siècle, l’église est restaurée par l’évêque Leidrade. En 1306, Saint-Nizier devient collégiale et des travaux débutent, prenant près de trois siècles pour achever divers éléments comme le chœur et la tour. Après des dommages causés par les guerres de religion et la Révolution, l’église est restaurée au XIX° siècle. Des rénovations profondes ont eu lieu après 1968, avec une fin des travaux prévue vers l’an 2000.

La crypte et les premiers temps du christianisme

Saint Pothin est reconnu comme le premier évêque de Lyon et de la Gaule. Venu de Smyrne en Asie Mineure, en apportant une image de la Vierge Marie. , il introduisit le culte marial, devenu un symbole de la foi chrétienne à Lyon. Il aurait installé une image de la Vierge dans un oratoire caché.
L’église Saint-Nizier est le premier lieu de culte marial de la région.
Événement des martyrs de Lyon :
En 177, les chrétiens de Lyon ont documenté la persécution des martyrs dans une lettre en grec, incluse dans l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe de Césarée.
Histoire de la crypte :
La crypte de Saint-Nizier est très ancienne, bien que sa date précise de fondation soit incertaine. Des travaux au XVIIème siècle ont mis au jour des tombes de dix évêques. La tradition de conserver les cendres des martyrs a perduré tout au long du Moyen Âge.
Après les dommages de la Révolution, l’église Saint-Nizier a été restaurée.
Rénovations au XIXème siècle et iconographie :
L’architecte Benoît a agrandi la crypte et a lié l’ancien autel à un nouvel autel au-dessus des Martyrs par un oculus. Benoît a utilisé une décoration en mosaïques inspirée des cryptes romaines et a introduit des thèmes fondateurs de l’église Saint-Nizier.
La crypte présente une dévotion particulière à Marie, montrant Saint Jean et Saint Pothin avec des références symboliques.
Mémoire des martyrs :
La crypte honore la mémoire des martyrs de Lyon, qui ont des origines diverses. Leurs noms et les circonstances de leur martyre sont inscrits, avec des représentations significatives.
La crypte de Saint-Nizier constitue un lieu de mémoire chrétienne importante à Lyon, revendiquant à la fois un héritage marial et le souvenir des premiers martyrs de la foi chrétienne.

figure 1 : Carton peint représentant le projet qui deviendra la mosaïque du côté droit dédié aux hommes martyrs de l’an 177.
figure 2 : Carton peint représentant le projet qui deviendra la mosaïque du côté droit dédié aux hommes martyrs de l’an 177.
Le style gothique flamboyant
Présentation générale :
Le plan de l’église est typique du XIV° siècle et du gothique flamboyant. Elle comprend deux niveaux, un triforium, trois nefs, un transept, une abside, neuf chapelles latérales, et de vastes fenêtres. Ses dimensions sont de 74 m de long, 28 m de large et 29 m de haut.
À l’extérieur, on peut voir des arcboutants sur les façades nord et sud. Le clocher nord est en style gothique et possède une flèche en briques roses. La façade ouest présente un portail de style renaissance, un clocher sud néogothique, et un fronton néogothique. L’église a deux clochers et abrite une œuvre baroque célèbre, Notre-Dame de Grâce, sculptée par Antoine Coysevox.
Le narthex

Le Narthex est présent dans la plupart des églises romanes ou gothiques. Il représente la première travée en entrant, le narthex a deux fonctions, une fonction liturgique et une fonction symbolique. Au cours des offices, c’est dans le narthex que se tenaient les catéchumènes, les énergumènes (les possédés) et les pénitents, auditeurs qui devaient être isolés de l’ensemble des fidèles. Le baptistère se situait dans la partie nord du narthex (symboliquement du côté de la mort) ou dans un bâtiment distinct. Après le baptême, le nouveau baptisé habillé de blanc était accompagné dans la nef pour aller vers la lumière (du coté de la vie) et rentrer dans la communauté des chrétiens.
Le narthex est la partie la plus sombre de l’église, les verrières sont soit absentes soit plus petites que dans la nef alors que le chœur est la partie la plus éclairée. Le narthex est à l’ouest et représente la terre, la condition humaine, la fin de la vie alors que le chœur à l’est représente le ciel, Dieu, le Christ ressuscité. Symboliquement, rentrer dans une église c’est passer de l’obscurité vers la lumière soit de la mort à la vie et en sortir c’est faire le chemin inverse.
Le tétramorphe
Les quatre vivants sont la représentation symbolique des quatre évangélistes. Les animaux choisis pour les représenter sont ceux qui sont cités dans l’Apocalypse de Saint Jean et dans les visions du prophète Ézéchiel.

de gauche à droite :
- Le lion pour Saint Marc
- Le veau pour Saint Luc
- l’homme pour Saint Matthieu
- l’aigle pour Saint Jean
Dans notre église, un groupe est localisé sur la voûte du chœur à l’aplomb de l’autel. Combien d’autres groupes du Tétramorphe sont présents dans notre église ? Et où sont-ils ?
Venez participer à une visite de l’église pour vérifier vos résultats !
Notre Dame de Grâce et l’église Saint-Nizier
L’histoire de la confrérie Notre Dame de Grâce à Saint-Nizier débute en 1491 par la fondation d’une prébende; la confrérie sera officialisée en 1648. La statuaire de l’église Saint-Nizier possède trois magnifiques statues de la Vierge à l’Enfant, dont deux couronnées, représentant Notre Dame de Grâce.
La Vierge de la crypte

Cette statue de la Vierge , datée de la fin du XVème siécle, est située dans la crypte de l’église Saint-Nizier. Elle mesure 1.30 mètre et est en calcaire blanc.
La facture est naïve et l’auteur inconnu.
La Vierge de Coysevox

Cette statue de la Vierge est l’oeuvre d’un paroissien Antoine COYSEVOX.
Le jeune Antoine, qui deviendra l’un des plus célèbres sculpteurs de Louis XIV, réalise en 1676 une « Vierge à l’Enfant » destinée à être placée à l’angle de deux rues. En 1771, la Confrérie de Notre-Dame de Grâce acquiert ce groupe et l’installe dans le transept Sud de Saint-Nizier sur un autel de marbre blanc dessiné par l’architecte Delamonce.
La Vierge sur le fronton extérieur

Cette statue de la Vierge accueille les visiteurs au sommet du fronton néo-gothique de la façade occidentale.
Réalisée en 1858 par un sculpteur lyonnais, Jean BONNASSIEUX (1810-1892), sa hauteur est de 3,10 mètres.
Les vitraux des chapelles de l’église Saint-Nizier
Chapelle Saint Joseph
La chapelle de Saint Joseph
La dédicace de cette chapelle date de la construction de l’église.
Le vitrail actuel, daté de 1858 est de Claudius Lavergne. Il est entouré d’ex-voto qui témoignent de la dévotion au Saint.

Le réseau (partie haute) représente Saint Joseph qui tient dans son bras gauche une phalangère à fleur de lys (fleur blanche symbole de pureté) et l’enfant Jésus sur son bras droit. L’enfant bénit de la main droite et tient un orbe (symbole d’autorité) dans sa main gauche. En dessous, deux anges regardent l’enfant avec adoration. Ils tiennent un phylactère avec la phrase latine : « Jacob de qui est né Joseph époux de Marie de qui est né Jésus » qui représente un extrait de la généalogie du Christ.

Les deux lancettes de gauche représentent l’adoration des bergers lors de la Nativité. Dans la partie haute, on observe les mages qui sont en route, guidés par une étoile qui n’est pas celle de Bethléem mais celle de David, pour indiquer la légitimité de la royauté du Christ. Sous l’étoile, un phylactère proclame : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes de bonne volonté ».

Les deux lancettes de droite représentent deux thèmes très utilisés au Moyen Âge : la Sainte Famille dans l’atelier de Saint Joseph et la tour ou le clocher.
Saint Joseph travaille une pièce de bois qui fait référence au bois de la Croix. Marie file du lin qui préfigure le suaire de la Résurrection. Jésus est équipé d’outils à sa taille. Joseph et Marie ont le regard rivé sur Jésus pour indiquer qu’Il est le personnage principal de la scène. L’Esprit, sous la forme d’une colombe veille sur la Sainte Famille.
La tour a plusieurs symboles : la tour de David à Jérusalem, celle qui signale au loin la présence d’une communauté de croyants. Les tours et les clochers ont également un symbolisme tout à fait spécifique : ils montent à l’assaut du ciel et sont à l’image de la montagne qu’il faut gravir pour rencontrer Dieu.
A différents endroits, en particulier sur la charpente de l’atelier, on trouve des feuilles de vigne et des grappes de raisin. C’est un thème largement retrouvé dans les écritures par exemple, Jean 15 : 1-18 « Moi, je suis la vraie vigne et mon Père en est le vigneron… »
Chapelle St François de Sales
Verrière Saint François de Sales
Cette verrière décrivant sur 4 lancettes plusieurs épisodes de la vie du saint a été réalisée par Claudius Lavergne à une date indéterminée. La Réforme s’étant répandue en Savoie à la faveur d’une brève période de domination bernoise (1535-1564), la région du Chablais avait conservé la nouvelle religion. Charles-Emmanuel 1er, duc de Savoie, veut y restaurer la religion catholique. François de Sales se porte volontaire et entreprend, sous les balles des calvinistes, d’évangéliser le Chablais.

Sur la partie haute de la lancette de gauche, ① on observe le Saint qui va croiser deux personnages cachés. Le premier tire un coup de fusil et son complice se prépare à intervenir la dague à la main. L’attentat échouera; le saint pardonnera à ses deux agresseurs et les convertira.

Dans le bas de la lancette, ② Il est aux prises avec Théodore de Bèze successeur de Calvin. On observe l’air inquiet du réformé qui parait n’avoir plus rien à dire, ce qui contraste avec l’air calme du Saint qui trouve ses arguments dans la bible. En arrière plan, trois curieux, par une porte entrebâillée observent la défaite du calviniste.

Sur la seconde lancette : Saint François l’évêque de-Genève est représenté en train d’écrire, un crucifix est placé devant lui. Son patron, Saint François d’Assise ainsi que Saint Augustin sont auprès de lui. A ses pieds, une source, une ruche, des fleurs et des colombes rappellent les gracieuses comparaisons qui étaient familières à l’auteur de « l’Introduction à la vie dévote ».
Dans le bas de la lancette, Saint François donne la communion à Jacqueline Coste, ancienne servante à Genève. Elle deviendra la première sœur converse de l’ordre de la Visitation Sainte-Marie, fondé en 1605 à la suite d’une rencontre entre Jeanne de Chantal et Saint François.

Sur la troisième lancette : de gauche à droite : Mère Madeleine de Chaugy, Sainte Jeanne de Chantal, Anne d’Autriche, reine de France et Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre. Un peu en arrière, et mêlées au groupe des religieuses de la Visitation parmi lesquelles se distinguent les deux premières compagnes de sainte Chantal, Charlotte de Bréchard et Jacqueline Fane et les Mères Priolo et Louise-Angélique de La Fayette de part et d’autre de la sainte Chantal en souvenir des instances qu’elles firent pour la canonisation de saint François de Sales, et de leur constante affection pour les Filles de Sainte-Marie. Parmi celles-ci, au second plan, et s’élevant au-dessus de ses compagnes, la Bienheureuse Marguerite-Marie, en extase, contemple l’apparition du Sacré-Cœur.
Dans le bas de la lancette, François parle avec le roi Henri IV, qui veut l’arracher à son église de Genève au profit de la France.
Chapelle Ste Marie-Madeleine

Saint-Marie- Madeleine
Statue acrolyte – Sculpture en pierre recouverte de bois polychromé du XVIème siècle (France-Champagne).
Sainte Marie-Madeleine porte le coeur de Jésus-Christ dans sa main droite et un pot de parfum dans sa main gauche. Son léger sourire rappelle » l’Ange au sourire » de la cathédrale de Reims en Champagne.
Vitrail de Sainte Catherine d'Alexandrie

Sainte Catherine d’Alexandrie
En 1408 Catherine de Montbrison, veuve de Jacob Barruchie, fonde la chapelle Ste Catherine.
La Légende Dorée fait naître Sainte Catherine en 305. Elle vit et étudie à Alexandrie. Son exceptionnelle intelligence lui permet d’étudier et d’assimiler les écrits des philosophes et des penseurs de son temps et de l’Antiquité. D’une rare beauté, sa vanité lui fait déclarer qu’elle n’épouserait qu’un jeune homme supérieur à elle, par la beauté, la culture et le rang social. Sa mère l’envoie consulter un saint ermite qui lui donne une icône de la Vierge, l’assurant qu’elle verrait bientôt Celui destiné à devenir son époux. La nuit suivante, la Mère de Dieu lui apparut avec son Fils, mais Celui-ci se détourna de Catherine, disant qu’elle n’était, ni belle, ni intelligente, ni de noble condition, car non régénérée par le baptême. Catherine se convertit alors au christianisme et dans une nouvelle vision, le Christ la regarda avec tendresse et lui donna un anneau, symbole de leur mariage mystique.
En 1313, lors d’un séjour à Alexandrie de l’Empereur Maximien, des jeux du cirque furent donnés. Catherine se présenta alors devant l’Empereur, se déclara chrétienne et lui démontra toutes les erreurs du paganisme. Maximien, séduit par sa beauté, organisa une controverse opposant la Sainte aux cinquante meilleurs philosophes de l’Empire, durant laquelle ses arguments l’emportèrent sur les rhéteurs qui se convertirent immédiatement au christianisme. Furieux, l’Empereur les condamna à être brûlé
Vitrail de Sainte Élisabeth de Hongrie

Sainte Élisabeth de Hongrie
La chapelle Saint Élisabeth de Hongrie a été construite en 1487, à l’origine, c’était la chapelle des maitres meuniers. Elle se situe près de la sortie latérale de l’église (porte rouge). Le vitrail de la chapelle représente le miracle de sainte Élisabeth : On dit qu’elle portait secrètement du pain aux pauvres d’Eisenach, ce que réprouvait son mari. Un jour qu’il la rencontra sur son chemin, celui-ci, contrarié, lui demanda ce qu’elle cachait ainsi sous son manteau. Elle lui répondit d’abord que c’étaient des roses, puis, se rétractant, elle lui avoua, pour finir, que c’était du pain, et lorsque son mari lui ordonna alors d’ouvrir son manteau, il n’y trouva que des roses.
La Sainte est la fille du roi de Hongrie, née en 1207, mariée au landgrave de Thuringe à l’âge de 14 ans, elle vécut de nombreuses épreuves et fut un exemple des toutes les vertus chrétiennes; elle meurt à l’âge de 24 ans et fut canonisée en 1235 par Grégoire IX. Elle est, avec saint Louis, la patronne du Tiers-Ordre franciscain
Un monastère de Tiercelines dit de Sainte-Élisabeth de Hongrie est fondé en 1616 sur le site de Bellecour au voisinage de l’hôpital général de la Charité. Les religieuses ouvrirent deux autres monastères du même nom à Lyon : Sainte-Élisabeth des Deux-Amants à Vaise à l’emplacement de l’actuel Conservatoire national supérieur de musique de Lyon (1654) et Sainte-Élisabeth des Colinettes à Saint Clair (1665). Ces monastères sont confisqués à la révolution, vendus comme bien nationaux et les religieuses expulsées. En 1831 les religieuses Tiercelines de Sainte-Élisabeth s’installent sur une propriété rue Saint-Pothin (actuelle rue Philippe de Lassalle). De nos jours il existe une paroisse Sainte Élisabeth à Vaise.
La verrière de la fête des merveilles

La verrière de la fête des merveilles
Elle représente le pont du change avec les barques participant à la procession. La verrière à été réalisée dans les années 60 par Madame Jeannette Weiss-Gruber peintre verrier.
Au Moyen-âge, la fête des Merveilles (ou fête des Miracles) était organisée début juin. Elle était dédiée à Saint-Pothin et au culte des martyrs de 177. La fête consistait en une procession qui partait de la primatiale Saint-Jean et remontait les rives de Saône jusqu’à Vaise, puis descendait sur plusieurs bateaux, selon un rituel codifié, jusqu’à Ainay, où autrefois les cendres des martyrs de Lyon avaient été jetées. Des cantiques, des hymnes rythmaient le parcours.
Deux épisodes marquaient la fête. Arrivés sous le pont du Change, les bateaux venaient s’amarrer sous l’arche dite « Arche des Merveilles » située face à l’église Saint-Nizier. Une procession se formait et une messe était célébrée dans cette église en l’honneur des martyrs de Lyon.
Au cours ou à la fin de la fête, selon la tradition, un taureau était précipité dans la Saône, du haut du pont, avant d’être repêché, tué et servi à la foule, parmi les réjouissances. Le conseil de Lyon y met fin en 1394. Elle fut remplacée par le Grand Pardon de Saint-Jean, le 24 juin.
Les tableaux de l’église Saint-Nizier
Les trois tableaux de l'école du Baron Gros
Dans l’ouvrage « Lyon ancien et moderne tome II », publié en 1853, Léon Boitel liste les tableaux de l’église Saint Nizier. Il indique une série de 6 tableaux datant de 1813 provenant de l’école du Baron Antoine-Jean Gros.
Ces tableaux représentent Saint Pothin, Saint Nizier et les 4 évangélistes.

Le premier tableau rénové en 2010 représente Saint Nizier le premier évêque de Lyon, tenant dans ses mains une crosse et un évangile, pour symboliser sa responsabilité de pasteur de la communauté chrétienne et son devoir de proclamer la parole de Dieu.

Le second tableau rénové au cours de l’hiver 2020 représente Saint Irénée qui sera le second évêque de Lyon. Les rouleaux de documents font référence à ses écrits contre les hérésies, nombreuses aux débuts du christianisme.
Qui était Saint Irénée? De culture et de langue grecque, Irénée est né à Smyrne (Izmir) vers 120 ou 130, de parents grecs et chrétiens. Arrivé en Gaule vers 175, il s’associa aux travaux de Pothin, premier évêque de Lyon. Quand Pothin périt victime d’une persécution de Marc Aurèle, en 177, Irénée fut choisi pour le remplacer. Sa vie épiscopale fut alors consacrée à l’instruction des peuples et à la défense de la Vérité. Il est l’auteur d’un important ouvrage « Réfutation de la prétendue gnose au nom menteur », connu généralement sous le nom de : Contre les hérésies (Adversus Hæreses). Il est une figure importante de la défense de quatre et seulement quatre évangiles.

Des 4 tableaux représentant les 4 évangélistes il ne reste que Saint Matthieu. Sa main droite est posée sur un évangile dont la couverture est illustrée avec un homme ailé, symbole de l’évangéliste. Le geste du bras gauche fait penser à un geste accompagnant un discours ou un prêche.
Les deux tableaux de la chapelle Saint-Joseph
Dans la chapelle dédiée à Saint Joseph, deux tableaux se font face : à gauche, le repos pendant la fuite en Égypte de Charles Grandon (1737) et à droite, la fuite en Égypte de Michel II Corneille (1704).

Des ânes à Saint-Nizier
L’âne était l’antique monture des Hébreux, la monture de David et de ses ancêtres. L’âne est peut-être de tous les animaux domestiques celui qui rend le plus de services en Palestine. C’est une monture, un compagnon de voyage discret et efficace, c’est aussi une bête de Somme, il sert pour tous les travaux agricoles et servait à la guerre avant l’importation des chevaux en Israël à l’époque de Salomon. C’est pourquoi les prophètes représentaient le Messie comme un roi monté sur un âne. Dans les 4 évangiles lors de la montée à Jérusalem l’âne est présent. L’iconographie le rend présent également lors de la nativité et de la fuite en Égypte.
Saurez-vous trouver les ânes ?
