Patrimoine historique

L’église Saint-Nizier, qui a fêté son septième centenaire, est un monument historique : un exemple exceptionnel de l’architecture gothique flamboyante. Son histoire remonte au IIème siècle et aux origines mêmes de la chrétienté à Lyon et en Gaule. Pour promouvoir et mettre en valeur cet édifice existe l’association des Amis de l’église Saint-Nizier.

Chaque deuxième samedi du mois, les bénévoles de cette association organisent une visite guidée de l’église. Ce parcours d’une heure environ débute au bureau d’accueil à 15h00.

Cette association entretient une relation proche avec les pouvoirs publics pour assurer la préservation de ce patrimoine. Ils éditent des documents explicatifs autour de l’histoire de l’église, de son architecture ainsi que de ses richesses artistiques et organisent différentes manifestations culturelles et conférences autour de ces sujets.

Histoire  de l’église saint Nizier de Lyon

l’art flamboyant

Brève histoire de l’église Saint-Nizier

Vous êtes dans une église dont le début de la construction remonte à 700 ans. Elle constitue l’un des  plus   beaux exemples  du  style gothique flamboyant en France. Son implantation date des années 150 après J.C. ,lors de l’arrivée des  premiers chrétiens, avec [saint Pothin] et [saint Irenée]  à Lyon qui s’appelait à l’époque  Lugdunum, capitale  des  Trois-Gaules dans le cadre de l’Empire Romain.

En 177, 48 chrétiens furent martyrisés, dont [sainte Blandine].
Selon une tradition vénérable, l’église actuelle se dresse sur l’emplacement du plus ancien sanctuaire lyonnais établi par saint Pothin sous forme d’un oratoire dédié à la Vierge Marie. Les cendres des 48 martyrs de Lyon furent placées dans sa crypte et vénérées jusqu’au VI° siècle.
L’existence d’une église est répertoriée à partir du V° siècle en tant que « Basilique des Saints-Apôtres », qui fut peut-être la première cathédrale de Lyon.
Au VI° siècle, plusieurs évêques y sont enterrés, en particulier [saint Ennemond], [saint Sacerdos]  et saintNizier, en 573, sur la tombe duquel se produisirentde très nombreux miracles. Depuis cette époque, l’église s’appelle définitivement Saint-Nizier.

Au VIII° siècle, l’évoque [Leidrade], ami de Charlemagne, fait restaurer l’église.
Au Xlll° siècle, Saint-Nizier, redevenue simple paroisse, est brûlée par les Vaudois.
Les édiles et les bourgeois de la ville de Lyon souhaitent avoir leur propre église dans la presqu’île (laprimatiale Saint-Jean est en cours d’achèvement sur l’autre rive de la Saône).

En 1306, l’archevêque de Lyon, [Louis de Villard], donne son accord et érige Saint-Nizier encollégiale : début des travaux de l’église actuelle en commençant par le chœur à l’Est comme le veut la tradition.
La construction a duré pratiquement 3 siècles :
– le chœur, le transept, la nef seront achevés en 1417, en style gothique
flamboyant.
– la tour nord, de style gothique également, sera  achevée en 1481.
– le portail de style renaissance, sera achevé en 1585.

En 1562, pendant les guerres de religions, l’église est très endommagée et pillée par les troupes huguenotes du [Baron des Adrets]. Durant la révolution, l’église est d’abord transformée en grenier à grains puis affectée au clergé assermenté, ce qui lui épargne sans doute de plus graves déprédations. En 1802, l’église est rendue au culte catholique et restaurée. En 1857, [l’architecte Benoît] achève le clocher sud ainsi que le fronton central en style néogothique.

En 1968, une pierre de voûte tombe ce qui, après expertise, nécessite une rénovation en profondeur de la structure de l’église. Les travaux se poursuivent pratiquement jusqu’en 2000. En 1996, l’Archevêque de Lyon confie l’animation de la  paroisse  Saint-Nizier  à  la communauté de l’Emmanuel.

Présentation générale :

Le plan de l’église est caractéristique du XIV° siècle et du gothique flamboyant :
2 niveaux d’élévation, avec un superbe triforium (voir plus bas), 3 nefs, un transept, une abside et absidioles, 9 chapelles latérales, de vastes baies une abside et 2 absidioles, qui accueillent la lumière et des voûtes gothiques surbaissées et finement décorées de liernes et de tiercerons. Ses dimensions sont à la fois  harmonieuses et impressionnantes pour une église paroissiale : longueur 74 m, largeur 28 m, hauteur 29 m.

A l’extérieur, on admire le génie de l’architecture gothique avec en particulier les arcboutants sur les façades latérales nord (rue de la Fromagerie) et sud. Le clocher nord, en pur style gothique, est surmonté d’une superbe flèche en briques roses. Les blocs de calcaire de sa partie basse proviennent en partie des récupérations de la ville romaine de Lugdunum sur la colline de Fourvière. La façade ouest (place Saint-Nizier) comporte en outre trois autres éléments originaux :
       – au centre, un superbe portail de styte renaissance,
    – à droite, le clocher sud en style néogothique du XIX°, surmonté d’une    remarquable flèche en pierres ajourées,- au-dessus du portail central, un fronton néogothique. À noter que Saint-Nizier est la seule église de Lyon ayant deux clochers. Parmi les nombreuses œuvres d’art que contient l’église, on ne mentionnera ici que le chef-d’oeuvre représentant, en style baroque, Notre-Dame de Grâce, réalisé en 1661 par [Antoine Coysevox], enfant de la paroisse qui deviendra par la suite l’un des principaux sculpteurs de Louis XIV.

Les personnages importants

qui ont marqué l’histoire de l’Eglise saint Nizier.

Pauline-Marie JARICOT

Pauline-Marie JARICOT

vénérable

fondatrice de l’Oeuvre pour la Propagation de la Foi et du Rosaire Vivant (2 millions de personnes à son époque). Elle est enterrée à côté de l’autel de Notre-Dame de Grâce devant lequel elle s’est vouée à Dieu.

Frédéric OZANAM

Frédéric OZANAM

Bienheureux

fondateur de la Conférence Saint-Vincent de Paul. Antoine-Frédéric Ozanam, professeur de littérature étrangère à la Sorbonne, né à Milan le 23 avril 1813 est le fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, historien et essayiste catholique français ; il a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 22 août 1997.

Louis Marie-Joseph QUEBRES

Louis Marie-Joseph QUEBRES

prêtre

Le père Querbes est né à Lyon le 21 août 1793 et mort à Vourles, le 1er septembre 1859, est un prêtre fondateur de l’ordre religieux dit Clercs de Saint-Viateur (C.S.V.). ou des Viatoriens.

Suzanne Aubert

Suzanne Aubert

fondatrice des Filles de Notre-Dame de la Compassion.

La vie exemplaire de cette femme est aujourd’hui en phase d’être récompensée, le Vatican étudie en effet son dossier pour une possible canonisation. Femme de foi et de compassion, chaleureuse mais sans concessions, elle a su aller au bout de son rêve et imprimer son œuvre dans la durée.

André Coindre

André Coindre

prêtre

Il est né le 26 février 1787 à Lyon et mort le 30 mai 1826 à Blois. Il a été le fondateur en 1821 de la congrégation des Frères du Sacré-Cœur, congrégation destinée à l’instruction des jeunes. Il a fondé de nombreux collèges, lycées et instituts.
Le Père Coindre a beaucoup soutenu Claudine Thévenet dans la création de la congrégation de Jésus-Marie pour l’éducation des enfants.
Il meurt après un long épisode de dépression, le 30 mai 1826 à Blois.

Claudine THÉVENET

Claudine THÉVENET

Sainte

fondatrice de la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie.

Elle est née à Lyon le 30 mars 1774.

Elle fût ccanonisée par Jean-Paul II en 1993

Le père Couturier

Le père Couturier

fondateur du Groupe Eucuménique des Dombes.

né le 15 novembre 1897 à Montbrion (Loire) , et mort le 9 février 1954, est un prêtre dominicain, artiste, et théoricien de l’art.  Il fut l’un des principaux acteurs du renouveau del’art-sacré en France au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. 

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