04 72 41 18 05 contact@saintnizier.fr
Sélectionner une page
Homélie du 14ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas – 3 juillet 2022

Homélie du 14ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas – 3 juillet 2022

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe
(Is 66, 10-14c)

Réjouissez-vous avec Jérusalem !
Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !
Avec elle, soyez pleins d’allégresse,
vous tous qui la pleuriez !

    Alors, vous serez nourris de son lait,
rassasiés de ses consolations ;
alors, vous goûterez avec délices
à l’abondance de sa gloire.
    Car le Seigneur le déclare :
« Voici que je dirige vers elle
la paix comme un fleuve
et, comme un torrent qui déborde,
la gloire des nations. »
Vous serez nourris, portés sur la hanche ;
vous serez choyés sur ses genoux.
    Comme un enfant que sa mère console,
ainsi, je vous consolerai.
Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.
    Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;
et vos os revivront comme l’herbe reverdit.
Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.

 

PSAUME

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
 

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates
(Ga 6, 14-18)

Frères,
    pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ
reste ma seule fierté.
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
    Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,
c’est d’être une création nouvelle.
    Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie
et pour l’Israël de Dieu,
paix et miséricorde.
    Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,
car je porte dans mon corps
les marques des souffrances de Jésus.
    Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ
soit avec votre esprit. Amen.

 

ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
(Lc 10, 1-12.17-20)

En ce temps-là, parmi les disciples,
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
    Il leur dit : « La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ » Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
    ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.’
    Je vous le déclare : au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

    Les 72 disciples revinrent tout joyeux,
en disant : « Seigneur, même les démons
nous sont soumis en ton nom. »
    Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
    Voici que je vous ai donné le pouvoir
d’écraser serpents et scorpions,
et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire.
    Toutefois, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous
parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

Homélie du 14ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas – 3 juillet 2022

Homélie de la fête du Saint Sacrement – Père Charles Rochas – 19 juin 2022

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre de la Genèse
(Gn 14, 18-20)

En ces jours-là,
    Melkisédek, roi de Salem,
fit apporter du pain et du vin :
il était prêtre du Dieu très-haut.
    Il bénit Abram en disant :
« Béni soit Abram par le Dieu très-haut,
qui a fait le ciel et la terre ;
    et béni soit le Dieu très-haut,
qui a livré tes ennemis entre tes mains. »
Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

 

PSAUME

(Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4)

R/ Tu es prêtre à jamais,
selon l’ordre de Melkisédek

Oracle du Seigneur à mon seigneur :
« Siège à ma droite,
et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente
le sceptre de ta force :
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance,
tu es prince, éblouissant de sainteté :
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré
dans un serment irrévocable :
« Tu es prêtre à jamais
selon l’ordre du roi Melkisédek. »

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
(1 Co 11, 23-26)

Frères
    j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,
et je vous l’ai transmis :
la nuit où il était livré,
le Seigneur Jésus prit du pain,
    puis, ayant rendu grâce,
il le rompit, et dit :
« Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »
    Après le repas, il fit de même avec la coupe,
en disant :
« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
Chaque fois que vous en boirez,
faites cela en mémoire de moi. »
    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain
et que vous buvez cette coupe,
vous proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne.

 

 

ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
(Lc 9, 11b-17)

En ce temps-là,
    Jésus parlait aux foules du règne de Dieu,
et guérissait ceux qui en avaient besoin.
    Le jour commençait à baisser.
Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :
« Renvoie cette foule :
qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs
afin d’y loger et de trouver des vivres ;
ici nous sommes dans un endroit désert. »
    Mais il leur dit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent :
« Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.
À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture
pour tout ce peuple. »
    Il y avait environ cinq mille hommes.
Jésus dit à ses disciples :
« Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
    Ils exécutèrent cette demande
et firent asseoir tout le monde.
    Jésus prit les cinq pains et les deux poissons,
et, levant les yeux au ciel,
il prononça la bénédiction sur eux,
les rompit
et les donna à ses disciples
pour qu’ils les distribuent à la foule.
    Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;
puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :
cela faisait douze paniers.

Un temps pour changer du pape François, un livre personnel, au ton très libre

Un temps pour changer du pape François, un livre personnel, au ton très libre

“On ne sort jamais indemnes d’une crise… on en sort meilleur ou pire”, affirme le pape dans son ouvrage : Un temps pour changer (Éditions Flammarion, décembre 2020). Dans ce livre, né de sa propre expérience du confinement, le pape nous exhorte, sur un ton direct et libre, à rêver et à changer. Nous sommes allés à la rencontre du Père Charles Rochas, curé de la paroisse Saint-Nizier à Lyon, qui a traduit ce livre, aux côtés du journaliste et auteur britannique Austen Ivereigh et de Natalia Trouiller, qui réside à Lyon.

Propos recueillis par Caroline Lefévère 

Qu’est ce qui t’a amené à traduire ce livre?

Père Charles Rochas

Cette aventure a été initiée par Austen Ivereigh. Lors du premier confinement, il a voulu questionner le Saint-Père à propos de la crise inédite que le monde traversait. Mais ce n’est pas un livre d’entretien : le texte a été écrit par le pape lui-même avec la collaboration d’Austen Ivereigh. Notre tâche était de veiller à la fidélité au texte original anglais et à certains aspects théologiques, tandis que Natalia Trouiller s’assurait de la qualité littéraire du texte final français. Le temps de travail de traduction a été court (un mois) et d’autant plus intense que le pape effectuait beaucoup de modifications.

Qu’est ce qui t’a marqué dans ce livre?

Il y a un côté feu d’artifice, tant les sujets évoqués par le pape sont divers. Par ailleurs, nous ne sommes pas dans un document magistériel, et François peut donc donner son avis très librement sur des sujets aussi divers que la foi, la morale, la société, l’économie, la politique. Il y a même des passages assez cash.

Il donne son avis sur la pandémie, la gestion des gouvernements, l’obéissance des catholiques aux demandes des États. Comme souvent avec le pape François, chacun en prend un peu pour son grade. Par exemple, il parle de son agacement pour les chrétiens trop rigides, pour ceux qui sont trop laxistes. Il y a de très belles pages sur la morale chrétienne, une morale qui n’est ni moralisatrice ni légaliste. 

 Il évoque aussi un sujet qu’il apprécie particulièrement: la notion de débordement. La mission d’évangéliser le monde jaillit d’un trop plein d’amour, un peu comme le feu intérieur d’un volcan qui déborde en éruption.

 Il évoque également ses Covid personnels, ses moments de crises. Il y a une tonalité très personnelle dans ces pages, il n’hésite pas à se confier, raconter sa rencontre avec le Christ, ses études, sa thèse de théologie interrompue. J’ai été surpris qu’il aborde certains sujets d’actualité comme George Floyd, cet homme afro-américain tué par un policier à Minneapolis, dont la mort a provoqué des émeutes et une vague d’indignation aux Etats-Unis et dans le monde entier.

Un temps pour changer du pape François, un livre personnel, au ton très libre

 A plusieurs reprises, j’ai été étonné par sa liberté de ton. Il revient sur certaines polémiques ou des reproches que certains ont pu lui faire, notamment sur Amoris Laetitia par exemple. 

 Il y a quelques très belles pages sur la vocation de la femme “ama de casa”, une conception qui mêle tradition et modernité. Ces pages sont, à mon sens, parmi les plus belles du livre. Le Saint-Père explique ainsi pourquoi et comment il a voulu impliquer davantage les femmes dans le gouvernement de l’Eglise. 

Pourquoi ce titre  ?

 Le titre dans l’édition originale anglaise est Let Us Dream. C’est l’éditeur français qui a choisi plutôt Un temps pour changer.

Le prologue démarre par ces mots : “Je crois que les temps que nous vivons sont décisifs.” Et le pape poursuit : “Entrer en crise, c’est passer au crible. (…) Au cours des épreuves de la vie se révèle ton propre cœur : combien il est solide, combien il est miséricordieux ; combien il est grand ou petit.” 

Le pape affirme que nos manières de réfléchir sont secouées. Comme Jésus qui part au désert, ce temps est l’occasion d’une conversion extérieure et intérieure. 

Dans ce livre, il parle avec son cœur, avec une certaine fougue, c’est touchant. Il reprend également certains thèmes qui lui sont chers : la mise en demeure de l’entre soi, la priorité à l’évangélisation, le service dans l’Église, auquel il ne faut pas s’attacher, la recherche effrénée de soi alors que le Christ nous demande d’être dans le don de soi. 

L’Église n’est pas une citadelle de pureté, et le pape met en garde contre le néopélagianisme ou néognosticisme (cf. Gaudete et Exsultate). Nous sommes au service de la mission. Le pape nous met en garde contre une certaine forme de condescendance et de peur du monde. Il reprend également des thèmes évoqués dans Laudato Si’ : la nature humaine ne peut pas être dans la toute-puissance. 

Pour moi, cela a été une expérience très impressionnante de rentrer ainsi dans la tête et le cœur du pape. Plusieurs fois, j’ai été étonné de son franc-parler et j’ai demandé confirmation à Austen Ivereigh pour vérifier que c’était bien ce que François avait voulu dire. A titre personnel, cela m’a permis de saisir encore plus l’originalité de la pensée du Saint-Père et de m’en nourrir encore plus.

3ème dimanche de Carême : 07/03/21

3ème dimanche de Carême : 07/03/21

Homélie pour la Messe du 3ème dimanche de Carême, dimanche 7 mars 2021 10h, par le père Charles Rochas.

Lectures de la Messe

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre de l’Exode (Ex 20, 1-17)

En ces jours-là, sur le Sinaï,
Dieu prononça toutes les paroles que voici :
« Je suis le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte,
de la maison d’esclavage.
Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole,
aucune image de ce qui est là-haut
dans les cieux,
ou en bas sur la terre,
ou dans les eaux par-dessous la terre.
Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux,
pour leur rendre un culte.
Car moi, le Seigneur ton Dieu,
je suis un Dieu jaloux :
chez ceux qui me haïssent,
je punis la faute des pères sur les fils,
jusqu’à la troisième et la quatrième génération ;
mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements,
je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu,
car le Seigneur ne laissera pas impuni
celui qui invoque en vain son nom.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Pendant six jours tu travailleras
et tu feras tout ton ouvrage ;
mais le septième jour est le jour du repos,
sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu :
tu ne feras aucun ouvrage,
ni toi, ni ton fils, ni ta fille,
ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes,
ni l’immigré qui est dans ta ville.
Car en six jours le Seigneur a fait le ciel,
la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent,
mais il s’est reposé le septième jour.
C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat
et l’a sanctifié.

Honore ton père et ta mère,
afin d’avoir longue vie
sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ;
tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain,
ni son serviteur, ni sa servante,
ni son bœuf, ni son âne :
rien de ce qui lui appartient. »

PSAUME

(18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Seigneur, tu as les paroles
de la vie éternelle.
 (Jn 6, 68c)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 1, 22-25)

Frères,
alors que les Juifs réclament des signes miraculeux,
et que les Grecs recherchent une sagesse,
nous, nous proclamons un Messie crucifié,
scandale pour les Juifs,
folie pour les nations païennes.
Mais pour ceux que Dieu appelle,
qu’ils soient juifs ou grecs,
ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,
et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

 

ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 2, 13-25)

Comme la Pâque juive était proche,
Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
Jésus, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

3ème dimanche de Carême : 07/03/21

Homélie du 1er dimanche de Carême – Père Charles Rochas – 21 février 2021

Homélie pour le 1er dimanche de Carême (dimanche 21 février 2021), par le père Charles Rochas.

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE Lecture du livre de la Genèse (Gn 9, 8-15)

Dieu dit à Noé et à ses fils :
« Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous,
avec votre descendance après vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre, tout ce qui est sorti de l’arche. Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »

Dieu dit encore : « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais : je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.
Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,
je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair. »

 

PSAUME

(24 (25), 4-5ab, 6-7bc, 8-9)

R/ Tes chemins, Seigneur,
sont amour et vérité
pour qui garde ton alliance.
 (cf. 24, 10)

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

 

DEUXIÈME LECTURE Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre(1 P 3, 18-22)

Bien-aimés,
le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en lui qu’il est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité. Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.
C’était une figure du baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ, lui qui est à la droite de Dieu, après s’en être allé au ciel, lui à qui sont soumis les anges, ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

 

ÉVANGILE Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 1, 12-15)

Jésus venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait :
« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »