Apprendre à aimer à l’école du Père

Apprendre à aimer à l’école du Père

Homélie du père Hugues, pour le dimanche 23 février (messe de 10h30)

Dans les 5 objectifs du chrétien, ce pour quoi vous êtes sur terre, prier, vivre en frère et soeur, grandir, servir et évangéliser, il y a le 3e grandir. Grandir spirituellement. Se laisser transformer par l’Esprit Saint pour ressembler de plus en plus à Dieu : « soyez parfait comme votre Père céleste est parfait ». C’est la sainteté. Devenir saint c’est devenir comme Dieu. C’est avoir un coeur semblable à celui de Dieu.

Dans l’évangile, Jésus vous parle de Lui, d’abord, et il vous dit : si tu veux devenir comme Dieu, alors mets toi à mon école, et apprend à vivre, à penser, à agir, à réagir comme Moi.

Devenir comme Dieu

Si vous voulez devenir des saints et ressembler à Dieu, préoccupez-vous de ce dont se préoccupe Dieu; deux « choses » : le monde et l’Eglise.

Le monde :

Dieu aime le monde. Il aime tellement le monde, qu’il a envoyé son Fils dans le monde mourir pour le monde, pour chaque être humain.

Jésus vous aime, il a donné sa vie pour vous; il vous aime tellement qu’il est mort pour vous. On dit que Jésus a de la compassion pour le monde, c’est beaucoup plus que de l’empathie ou de la sympathie : Dieu souffre avec moi et pour moi.

Ainsi Jésus est prêt à tout pour vous empêcher de vous faire du mal.

Quand Jésus voit la foule, il a de la compassion pour elle. Ils sont perdus, sans berger, ils ont honte, ils ont des cœurs brisés, ils sont amers. Jésus voit le cœur des hommes et il souffre pour eux.

Et il est prêt à le faire pour tous ! Jésus aime tout le monde ! Il aime les gens que vous n’aimez pas, les personnes avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord, il aime les gens qui n’ont pas vos idées politiques.

l’Eglise :

Jésus aime l’église : il aime son épouse, sa famille, son troupeau, son corps. La chose la plus importante sur terre est la famille de dieu, tout s’explique par elle et pour elle. C’est la chose qui durera éternellement.

Jésus aime l’Eglise et a donné sa vie pour elle. Regardez ses bras sur La Croix : oui j’aime l’Eglise jusque là. 

Quand il dit à Pierre « je construirai mon église », Jésus veut dire qu’il n’est pas venu pour construire des bâtiments, une Oeuvre de bienfaisance, une ONG internationale; il est venu construire l’Eglise, en laquelle les hommes trouvent le salut pour leur âme et pour leur corps.

Et devant l’Eglise, comme le dit Jésus, les portes de l’enfer ne résisteront pas ! Le mal ne triomphera pas.

En vous engageant pour l’Eglise vous vous engagez pour la réalité la plus essentielle de notre monde !

Apprendre à aimer

Si Dieu aime, comment à notre tour aimer ? Qu’est ce qu’aimer ?

Suivons l’exemple de Jésus : l’amour passe d’abord par des actes du quotidien :

Ne pas riposter au méchant;

tendre l’autre joue;

laisser son manteau;

faire 2000 pas;

donner;

ne pas tourner le dos;

aimer son ennemi;

prier pour ceux qui vous persécutent;

Cela signifie t il se laisser tondre la laine sur le dos ? « se faire avoir » ?

Le principe de la vie de Jésus, c’est Dieu son Père. Jésus se centre sur son Père, la relation fondamentale, première de sa vie, c’est sa relation à son Père, son activité première et fondamentale c’est la prière, discussion et dialogue avec son Père, ainsi, ses paroles fondamentales, c’est le Notre Père.

Ainsi il ne se centre pas sur Lui mais sur son Père, il quitte le « moi d’abord » et il peut aimer les autres. La première chose à faire est cette « conversion » de l’amour : se préoccuper des autres, parce que j’aime les autres, grace au Père.

Finalement aimer ou ne pas aimer quelqu’un n’est-ce pas d’abord une question psychologique, d’empathie naturelle, mais cela n’est pas encore de l’amour dont parle Jésus. Dieu fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes, aux yeux de Dieu cependant il n’y a que des injustes qu’il appelle à devenir juste.

À partir du moment où je me centre sur Dieu, Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais celui qui me veut du mal, je l’aime; etc.

Se centrer sur le Père

C’est lui qui nous apprend à aimer ses propres enfants. Quelles que soit leur race, leur religion.

Il a besoin d’enfants qui prennent au sérieux leur vocation : Je suis disponible, fait ce que tu veux de moi, je suis dispo. Dieu cherche des personnes à utiliser. Si vous vous rendez dispo Dieu vous utilisera pour changer le monde.

Pleinement donné à Lui ! Dieu veut un coeur engagé envers lui.

Mercredi des cendres

Mercredi des cendres

Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.

Horaires des Célébrations:

Mercredi 26 février

12h15 à la Chapelle de l’Hotel Dieu

19h30 à Saint Nizier

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.

Un symbole de renaissance

Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage.

La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.

Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :

Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.

Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.

Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret.

source: https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/careme/371472-mercredi-des-cendres/

Vendredi : Chemin de Croix

Vendredi : Chemin de Croix

Chaque vendredi durant le carême, venez prier le chemin de Croix dans l’église à 12h15

 

Quel est le sens du Chemin de Croix ?

Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.

Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.

La marche

Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.

La méditation

Le pas à pas s’accompagne du mouvement progressif de la méditation qui nous invite à faire mémoire du chemin accompli par Jésus lui-même. L’Evangile est le fondement de cette méditation qui appelle le pèlerin à une découverte progressive de la miséricorde du Père, en même temps qu’il est invité en contemplant Jésus anéanti sous les coups de la Passion, à reconnaître en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanité.

L’intercession

Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son mystère pascal, a offertes au Père.

La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.

Traditionnellement les Chemins de croix comptent 14 stations, aujourd’hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.

source : https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/semaine-sainte-paques/370608-quel-est-le-sens-du-chemin-de-croix/

Conférence : Sœurs de l’Abbaye de Boulaur

Conférence : Sœurs de l’Abbaye de Boulaur

L’incroyable projet des sœurs de Boulaur – Lundi 9 mars à la crypte – 20h

Exceptionnellement, les sœurs cisterciennes de Boulaur (Gers) sortent de leur cloître pour nous présenter leur projet d’agro-pastorale autour de la construction d’une ferme qui les fait vivre.
« Quand la vulnérabilité devient une force créatrice. »

Abbaye de Boulaur

Découvrez l’Abbaye de Boulaur et la vie des soeurs cisterciennes

Apprendre à aimer à l’école du Père

Comment entrer dans le Royaume des cieux ?

Homélie du dimanche 16 février 2020, par le père Hugues, et témoignage de Aude et Thierry.

Il n’y a pas de vie chrétienne sans Jésus Christ. Il n’y a pas de chrétiens sans Jésus Christ. Le christianisme n’est pas une idéologie, un programme, une morale, un code de conduite, ce n’est même pas un credo. Le christianisme c’est d’abord une personne et l’amitié pour cette personne, Jésus Christ. Le christianisme ce sont des personnes qui ont senti un appel à suivre une personne spécifique, Jésus Christ. Pas n’importe quelle personne; Jésus n’est pas un gourou, un leader politique, un chef de clan. Jésus est la seule personne à être morte et à être ressuscité. Il est le seul a avoir vaincu la mort et le mal. Il est le seul à avoir sondé les profondeurs de l’existence humaine.

Suivre Jésus c’est vivre une vie nouvelle; une vie qui n’est plus fondée, construite, sur nos propres sentiments, jugements, impressions, plans, mais une vie qui est construite sur Lui. Une vie qui n’est plus conduite par la peur, la culpabilité, la recherche du plaisir immédiat, mais conduite par l’Esprit de Jésus. L’enjeu fondamental de la vie chrétienne ce n’est pas l’obéissance à des commandements, tu dois faire ceci ou cela; c’est la dépendance vis à vis d’un autre que nous qui nous aime infiniment et en réalité c’est beaucoup plus exigeant. Mais là est le vrai bonheur. Vous n’avez pas la responsabilité de votre propre bonheur ! Un autre que vous est prêt à vous le donner. Vous n’avez pas à vous battre pour devenir parfait, un autre que vous est prêt à le faire pour vous. Jésus dit ceci :

« Venez vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi je vous soulagerai »

Si un jour vous vous êtes perdu en foret ou en montagne, vous avez fait l’expérience d’une vie dans l’impasse, d’une vie mortelle sans issue; et tout d’un coup vous avez trouvé un échappatoire qui peut être est venu d’un autre. L’autre fut votre chance de survie.

Vous ne pouvez pas mener votre vie seulement avec vous même ou par vous même. Vous avez besoin de quelqu’un qui prendra soin de vous, qui vous soulagera pour que vous puissiez mener une vie belle et féconde. Sans doute avec des difficultés, mais une vie heureuse.

Partir du coeur

La vie commence du coeur, du plus profond de votre être.

L’enjeu est de parvenir à son coeur !

Le christianisme n’est pas une morale de la loi : bien/mal, interdit/permis. C’est une morale du coeur. Et Dieu sonde les coeurs, car Dieu est dans votre coeur.

« Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son coeur » (13,19)

Dieu parle au coeur de l’homme.

Parvenir à son coeur c’est trouver Dieu, le rencontrer, entrer en dialogue avec Lui et puiser auprès de Lui l’énergie nécessaire pour vivre.

Jésus dit : il vous a été dit, et moi je vous dis.

« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »

Certes la plupart d’entre vous vous n’avez jamais tué quoique se soit. pourtant, regardez votre coeur ! Votre bonheur commence là ! Agir selon la loi et non selon le coeur c’est être double, incohérent, hypocrite.

« c’est de l’abondance du coeur que la bouche parle. » (12,34)

C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur. (18,35)

Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. (22,37)

La découverte de son coeur, et le dialogue avec Dieu qui s’en suit, commence avec la prière et la lecture de l’Ecriture. C’est ainsi que toute vie chrétienne authentique commence, débute. C’est ainsi que Dieu petit à petit transforme votre coeur, toute votre personne et toute votre existence.

Laisser Dieu agir

Dépendre de Dieu pour vivre.

En fait la première action de Dieu c’est de vous aimer. Trouver Dieu en son coeur, c’est découvrir son amour.

Se reposer sur Dieu c’est découvrir son amour. Il n’y a pas de vie réussie sans amour. Et Dieu veut vous montrer qu’il vous aime, car l’amour sur terre est fragile mais son amour à Lui est solide.

Les exigences que vous avez entendues, sont inaudibles car écrasantes sans au préalable savoir que Dieu est miséricorde, pardon.

Apprenez à vous reposer sur la force de Dieu ! Si vous êtes dans une impasse avec une personne, que vous ne savez pas comment vous réconcilier avec elle, si vous êtes dans une impasse avec votre conjoint, laissez Dieu agir; confiez lui cette souffrance et croyez qu’il agit même si vous ne sentez rien, ne voyez rien. Dieu est agissant ! Ce n’est pas un Dieu attentiste ! Il saura vous conduire, vous donner la bonne idée, l’énergie nécessaire pour aller dans tel ou tel endroit, pour rencontrer telle ou telle personne. Ne croyez pas que c’est la fin ! Sans Dieu sans doute, mais pas avec Lui !

Agir comme Dieu

L’observation de cette exigence est le fruit du travail de Dieu en vous.

Partant de Dieu, vous agirez comme Dieu. Pas comme Dieu le veut seulement, mais comme Dieu agit, ça viendra de votre coeur, de l’intérieur.

Il ne s’agit pas de briller ou de satisfaire son égo. Il s’agit d’être vraiment soi même, ie une personne aimée faite pour aimer.