Instituée par le pape saint Jean-Paul II en 2000
lors de la canonisation de sainte Faustine,
le Dimanche de la Divine Miséricorde est célébré
le premier dimanche après Pâques
Pourquoi célébrer
la Miséricorde Divine?
Le dimanche de la Miséricorde clôt l’octave de Pâques, 8 jours qui prolongent la fête de Pâques.
L’Évangile de ce dimanche est celui où le Christ ressuscité se montre aux apôtres et à saint Thomas : » Jésus vint et se tint au milieu d’eux et il leur dit : Paix à vous ! ».(Jn 20,19-21).
Il a été institué « Dimanche de la Miséricorde » pour répondre à une demande du Seigneur à sainte Faustine (religieuse polonaise de l’ordre «Notre-Dame de la Miséricorde») :
« La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ». (Petit journal, 299)
« Je désire que la fête de la Miséricorde soit un recours et un refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. »
« En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s`approcheront de la source de ma miséricorde. » (Petit Journal 699).
La Miséricorde Divine et la Pologne
Cette fête est d’abord instituée officiellement dans l’archidiocèse de Cracovie en 1985 et célébrée localement pendant une dizaine d’années. Sous l’impulsion de Jean-Paul II et à la demande de l’Épiscopat de Pologne, elle s’étend ensuite à tous les diocèses.
C’est le 30 avril 2000, jour de la canonisation de sainte Faustine que le pape Jean-Paul II institue la fête de la Divine Miséricorde à l’Eglise universelle.
Miséricorde et réconciliation
Extraits du journal du petit Sœur Faustine :
« Dis aux âmes que c’est le tribunal de ma miséricorde qu’elles doivent chercher consolation. là, les plus grands miracles ont lieu, sans cesse renouvelées. Pour obtenir un miracle, (…) il suffit de s’agenouiller aux pieds de celui qui tient ma place et de lui dire sa misère. C’est alors que le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude. » P.J. 1448
« De même que c’est en ma présence que tu te prépares, de même, c’est à moi que tu te confesses. Je me cache seulement derrière le prêtre. Ne cherche jamais à savoir comment est le prêtre derrière lequel je me suis dissimulé. Dévoile ton âme pendant la confession comme tu le ferais devant moi, et je comblerai ton âme de ma lumière » P.J. 1725
« Chaque fois que tu viens recevoir le sacrement de pénitence, cette source de miséricorde, le sang et l’eau jaillis de mon cœur se déversent sur ton âme et l’embellissent. Chaque fois que tu viens te confesser, plonge-toi toute entière avec une grande confiance dans l’océan de ma miséricorde, afin que je puisse répandre dans ton âme les largesses de ma grâce ». P.J. 1602
Qu’est-ce que la miséricorde ?
Le terme de “miséricorde” renvoie au latin miseri qui signifie “les pauvres” et cor qui signifie “le coeur”. Ainsi, “être miséricordieux” c’est avoir le cœur tourné vers les pauvres, c’est-à-dire être rempli de compassion pour tous ceux qui souffrent.
« La miséricorde est révélatrice du soin dont le Père entoure ses enfants : Dieu écoute avec attention ce qui monte du cœur de l’homme ce qui provoque en Lui une attention quasi-maternelle. L’homme peut alors accepter de voir la misère, la pauvreté, l’étroitesse de sa vie. Face à nos difficultés à aimer et à pardonner, Dieu lui-même vient combler nos manques et restaurer notre humanité pour nous orienter vers une vie plus donnée. » (ECF)
La Bulle d’induction
du pape François
sur la Miséricorde
C’est par une bulle d’indiction (document officiel de la curie romaine, cacheté avec le sceau du Pape) que le pape François avait annoncé en 2015 le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.
« La Miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La Miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La Miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché. » Pape François, Bulle d’Indiction, N°2.
« La Miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon. » Pape François, Bulle d’indiction, N°6
Qui est soeur Faustine ?
Sœur Faustine, Hélena Kowalska, est née en Pologne le 25 août 1905. Elle entre à 20 ans chez les religieuses de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie. Le 30 avril 1926, elle reçoit le voile et un nouveau prénom soeur Marie Faustine. Elle signe ses lettres d’une manière simplifiée « soeur Faustine« . Devenue sœur converse, elle occupe les charges de jardinière, cuisinière et portière. Elle meurt à 33 ans le 5 octobre 1938.
À partir de 1931, Jésus lui apparaît plusieurs fois et lui enseigne la dévotion à la Divine Miséricorde. Il lui demande de la répandre dans le monde entier.
Il lui apparaît la première fois le 22 février 1931 et lui dit : « Peins un tableau; représente-moi tel que tu me vois, avec l’inscription « Jésus, j’ai confiance en vous ».
A la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko, Sainte Faustine écrit Le Petit Journal. Dans cet ouvrage, elle décrit ses expériences mystiques et précise les demandes faites par le Seigneur.
« Il y a un seul moyen de puiser des grâces de ma miséricorde : c’est la confiance. Plus l’âme a confiance, plus elle reçoit. » P.J. 1578