Homélie du 24ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas – « Pour vous, qui suis-je? » – La réponse prophétique d’une sage-femme.

Homélie du 24ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas – « Pour vous, qui suis-je? » – La réponse prophétique d’une sage-femme.

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe
(Is 50, 5-9a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
    J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. 
    Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ;
c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
    Il est proche, Celui qui me justifie.
Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?
Comparaissons ensemble !
Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?
Qu’il s’avance vers moi !
    Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ;
qui donc me condamnera ?

 

PSAUME

(Ps 114 (116 A), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9)

R/ Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort,
     retenu dans les liens de l’abîme,
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai invoqué le nom du Seigneur :
« Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j’étais faible, il m’a sauvé.

Il a sauvé mon âme de la mort, 
gardé mes yeux des larmes
      et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Jacques
(Jc 2, 14-18)

Lecture de la lettre de saint Jacques

Mes frères,
si quelqu’un prétend avoir la foi,
sans la mettre en œuvre,
à quoi cela sert-il ?
Sa foi peut-elle le sauver ?
Supposons qu’un frère ou une sœur
n’ait pas de quoi s’habiller,
ni de quoi manger tous les jours ;
si l’un de vous leur dit :
« Allez en paix !
Mettez-vous au chaud,
et mangez à votre faim ! »
sans leur donner le nécessaire pour vivre,
à quoi cela sert-il ?
Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre,
est bel et bien morte.
En revanche, on va dire :
« Toi, tu as la foi ;
moi, j’ai les œuvres.
Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ;
moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »

 

 

ÉVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
(Mc 8, 27-35)

En ce temps-là,
    Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, 
vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. 
Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : 
« Au dire des gens, qui suis-je ? » 
    Ils lui répondirent : 
« Jean le Baptiste ; 
pour d’autres, Élie ; 
pour d’autres, un des prophètes. »    

Et lui les interrogeait : 
« Et vous, que dites-vous ? 
Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre, prenant la parole, lui dit : 
« Tu es le Christ. » 
    Alors, il leur défendit vivement 
de parler de lui à personne.

    Il commença à leur enseigner 
qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, 
qu’il soit rejeté par les anciens,
les grands prêtres et les scribes, 
qu’il soit tué, 
et que, trois jours après, il ressuscite. 
    Jésus disait cette parole ouvertement.
Pierre, le prenant à part, 
se mit à lui faire de vifs reproches. 
    Mais Jésus se retourna 
et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : 
« Passe derrière moi, Satan ! 
Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, 
mais celles des hommes. »
    Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : 
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, 
qu’il renonce à lui-même, 
qu’il prenne sa croix 
et qu’il me suive. 
    Car celui qui veut sauver sa vie 
la perdra ; 
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile 
la sauvera. »

 

 

 

Intentions de prières

Intentions de prières

Intentions de prières pour le mois de septembre :

Intention du Pape :

« Prions pour que nous fassions des choix courageux en faveur d’un style de vie sobre et durable, en nous réjouissant de voir des jeunes s’y engager résolument ».

 

Intentions de la paroisse:

  • Prions pour qu’en cette rentrée paroissiale nous grandissions dans le désir d’être en mission pour annoncer l’évangile dans nos lieux de vie, dans nos services et dans les projets d’évangélisation.
  • Prions pour les enfants et les jeunes qui font leur rentrée.
  • Prions pour nos prêtres; confions-les, ainsi que leur travail et leurs intentions à la Vierge Marie.

Intentions de prières pour le mois de juillet/août :

Intentions du Pape :

Mois de juillet :
« Prions pour que, dans les situations sociales, économique,et politiques conflictuelles, nous soyons des créateurs courageux et passionnés de dialogue et d’amitié ».

Mois d’août :
« Prions pour l’Eglise, afin qu’elle reçoive du Saint-Esprit la grâce et la force de se réformer à la lumière de l’Evangile. »

 

Intentions de la paroisse:

  • Prions pour que cette pause estivale soit pour tous une occasion de ressourcement et de repos pendant lequel nous sachions prendre du temps avec Dieu.
  • Prions pour les personnes qui seront seules cet été : donne-leur Seigneur des frères et des sœurs pour cheminer vers toi.

Intentions de prières pour le mois de juin :

Intention du Pape :

« Prions pour les jeunes qui se préparent au mariage avec le soutien d’une communauté chrétienne : qu’ils grandissent dans l’amour, avec générosité et patience. »

 

Intentions de la paroisse:

  • Prions pour les enfants qui vont recevoir la Sainte Eucharistie ce dimanche 6 juin : qu’ils restent fidèles au don que Dieu leur fait.
  • Prions pour les paroissiens partis en pèlerinage en ce moi de juin à Lourdes et à Cotignac.
  • Confions les paroissiens dans l’épreuve : puisse la Vierge Marie exaucer la prière de notre famille paroissiale en les consolant, les fortifiant et guérissant les malades.

Intentions de prières pour le mois de mai:

Intention du Pape:

« Prions pour que les responsables financiers travaillent avec les gouvernements pour réguler le domaine des finances et protéger les citoyens contre ses dangers. »

 

Intentions de la paroisse:

  • Invoquons l’Esprit Saint en demandant la grâce d’être renouvelés dans notre esprit missionnaire, d’être dociles à Celui qui est Seigneur et qui donne la vie.
    • En ce moi de Mai, nous nous confions à Toi, Ô Marie, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse Vierge Marie.
    Offrir une intention de messe

    Toute Messe est célébrée pour l’Eglise et le monde entier. Mais le prêtre peut, à la demande des fidèles, ajouter une intention particulière : remercier Dieu, honorer la Vierge Marie, prier pour un défunt ou une famille, un malade, des jeunes mariés ou un nouveau baptisé…
    La tradition, manifestée dès les premiers siècles de l’Eglise, est d’accompagner cette intention d’une offrande de Messe.
    Cette offrande en argent n’est pas le paiement d’une célébration car une Messe n’a pas de prix. Il s’agit d’un acte de partage de la part des fidèles qui les associe plus particulièrement à la célébration et leur permet de contribuer aux besoins de l’Eglise et tout particulièrement des prêtres.
    Ces intentions de prière sont généralement annoncées lors de la Messe. Mais, même si elles ne font pas l’objet d’une annonce, elles sont néanmoins portées dans la prière par le prêtre et la communauté chrétienne.
    Dans le diocèse de Lyon, le montant de l’offrande de messe est fixé à 18 euros.

    Il est également possible de confier ses intentions dans le cadre d’une neuvaine (neuf messes consécutives) avec une offrande de 180 euros ou d’un trentain (série de trente messes célébrées pour un défunt) avec une offrande de 530 euros.

    Pour une offrande de messe en ligne via le diocèse : ICI

    Pour faire célébrer une messe à une intention particulière, s’adresser à l’accueil au fond de l’église

    Parcours Saint Joseph pour les hommes

    Parcours Saint Joseph pour les hommes

    A l’occasion de l’année qui lui est consacrée, des pères de famille vous proposent 6 temps mensuels de découverte et de partage sur la figure de Saint-Joseph, en s’appuyant sur la lettre apostolique Patris Corde (lecture suivie)

     

    Rendez-vous à la cure de 7h à 8h autour d’un café et d’un thème.
    46 rue Edouard Herriot – 69002 Lyon
    2ème étage

    Dates des rencontres:
    jeudi 6 mai : Un père dans la tendresse
    – mercredi 9 juin : Un père dans l’obéissance
    – mercredi 7 juillet : Un père dans l’accueil
    – jeudi 23 septembre : Un père au courage créatif
    – jeudi 7 octobre : Un père travailleur
    – jeudi 18 novembre : Un père dans l’ombre

    CONTACT : ngeorge76@yahoo.fr

    Homélie – 14ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas

    LECTURES DE LA MESSE

    PREMIÈRE LECTURE

    Lecture du livre du prophète Ézékiel
    (Ez 2, 2-5)

    En ces jours-là, 
        l’esprit vint en moi 
    et me fit tenir debout. 
    J’écoutai celui qui me parlait. 
        Il me dit :
    « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël, 
    vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi. 
    Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères 
    se sont soulevés contre moi. 
        Les fils ont le visage dur, 
    et le cœur obstiné ; 
    c’est à eux que je t’envoie. 
    Tu leur diras : 
    ‘Ainsi parle le Seigneur Dieu…’ 
        Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas 
    – c’est une engeance de rebelles ! – 
    ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. »

     

    PSAUME

    (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef, 3-4)

    R/ Nos yeux, levés vers le Seigneur,
    attendent sa pitié.
     (cf. Ps 122, 2)

    Vers toi j’ai les yeux levés,
    vers toi qui es au ciel,
    comme les yeux de l’esclave
    vers la main de son maître.

    Comme les yeux de la servante
    vers la main de sa maîtresse, 
    nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
    attendent sa pitié.

    Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :
    notre âme est rassasiée de mépris.
    C’en est trop, nous sommes rassasiés 
        du rire des satisfaits,
    du mépris des orgueilleux !

    DEUXIÈME LECTURE

    Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
    (2 Co 12,7-10)

    Frères, 
        les révélations que j’ai reçues
    sont tellement extraordinaires 
    que, pour m’empêcher de me surestimer, 
    j’ai reçu dans ma chair une écharde, 
    un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, 
    pour empêcher que je me surestime. 
        Par trois fois, 
    j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. 
        Mais il m’a déclaré : 
    « Ma grâce te suffit, 
    car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » 
    C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, 
    afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. 
        C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ 
    les faiblesses, les insultes, les contraintes, 
    les persécutions et les situations angoissantes. 
    Car, lorsque je suis faible, 
    c’est alors que je suis fort.

     

     

    ÉVANGILE

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
    (Mc 6, 1-6)

      En ce temps-là,
        Jésus se rendit dans son lieu d’origine, 
    et ses disciples le suivirent. 
        Le jour du sabbat, 
    il se mit à enseigner dans la synagogue. 
    De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : 
    « D’où cela lui vient-il ? 
    Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, 
    et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? 
        N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, 
    et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? 
    Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » 
    Et ils étaient profondément choqués à son sujet. 
        Jésus leur disait : 
    « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, 
    sa parenté et sa maison. » 
        Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; 
    il guérit seulement quelques malades 
    en leur imposant les mains. 
        Et il s’étonna de leur manque de foi. 
    Alors, Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.

     

     

     

    Homélie du 13ème dimanche du temps ordinaire – Père Pierre-André Chevaux – « Nous n’avons qu’une seule vie »

    LECTURES DE LA MESSE

    PREMIÈRE LECTURE

    Lecture du livre de la Sagesse
     (Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24)

    Dieu n’a pas fait la mort,
    il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants.
    Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ;
    ce qui naît dans le monde est porteur de vie :
    on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir.
    La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre,
    car la justice est immortelle.

    Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité,
    il a fait de lui une image de sa propre identité.
    C’est par la jalousie du diable
    que la mort est entrée dans le monde ;
    ils en font l’expérience,
    ceux qui prennent parti pour lui.

     

     

    PSAUME

    (29 (30), 2.4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

    R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)

    Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé,
    tu m’épargnes les rires de l’ennemi.
    Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
    et revivre quand je descendais à la fosse.

    Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
    rendez grâce en rappelant son nom très saint.
    Sa colère ne dure qu’un instant,
    sa bonté, toute la vie.

    Avec le soir, viennent les larmes,
    mais au matin, les cris de joie.
    Tu as changé mon deuil en une danse,
    mes habits funèbres en parure de joie.

    Que mon cœur ne se taise pas,
    qu’il soit en fête pour toi,
    et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
    je te rende grâce !

    DEUXIÈME LECTURE

    Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
    (2Co 8, 7.9.13-15)

    Frères,
    puisque vous avez tout en abondance,
    la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,
    toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,
    qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
    Vous connaissez en effet le don généreux
    de notre Seigneur Jésus Christ :
    lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,
    pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
    Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne
    en soulageant les autres,
    il s’agit d’égalité.
    Dans la circonstance présente,
    ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins,
    afin que, réciproquement, ce qu’ils ont en abondance
    puisse combler vos besoins,
    et cela fera l’égalité,
    comme dit l’Écriture à propos de la manne :
    Celui qui en avait ramassé beaucoup
    n’eut rien de trop,
    celui qui en avait ramassé peu
    ne manqua de rien.

     

     

    ÉVANGILE

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
    (Mc 5, 21-43)

    En ce temps-là,
    Jésus regagna en barque l’autre rive,
    et une grande foule s’assembla autour de lui.
    Il était au bord de la mer.
    Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
    Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
    et le supplie instamment :
    « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
    Viens lui imposer les mains
    pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
    Jésus partit avec lui,
    et la foule qui le suivait
    était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

    Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
    – elle avait beaucoup souffert
    du traitement de nombreux médecins,
    et elle avait dépensé tous ses biens
    sans avoir la moindre amélioration ;
    au contraire, son état avait plutôt empiré –
    … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
    vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
    Elle se disait en effet :
    « Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
    je serai sauvée. »
    À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
    et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
    Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
    Il se retourna dans la foule, et il demandait :
    « Qui a touché mes vêtements ? »
    Ses disciples lui répondirent :
    « Tu vois bien la foule qui t’écrase,
    et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
    Mais lui regardait tout autour
    pour voir celle qui avait fait cela.
    Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
    sachant ce qui lui était arrivé,
    vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
    Jésus lui dit alors :
    « Ma fille, ta foi t’a sauvée.
    Va en paix et sois guérie de ton mal. »

    Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre,
    le chef de synagogue, pour dire à celui-ci :
    « Ta fille vient de mourir.
    À quoi bon déranger encore le Maître ? »
    Jésus, surprenant ces mots,
    dit au chef de synagogue :
    « Ne crains pas, crois seulement. »
    Il ne laissa personne l’accompagner,
    sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
    Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
    Jésus voit l’agitation,
    et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
    Il entre et leur dit :
    « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
    L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
    Alors il met tout le monde dehors,
    prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
    et ceux qui étaient avec lui ;
    puis il pénètre là où reposait l’enfant.
    Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
    « Talitha koum »,
    ce qui signifie :
    « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »
    Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
    – elle avait en effet douze ans.
    Ils furent frappés d’une grande stupeur.
    Et Jésus leur ordonna fermement
    de ne le faire savoir à personne ;
    puis il leur dit de la faire manger.

     

     

     

     

    Homélie – 12ème dimanche du temps ordinaire – Père Charles Rochas

    Le prêtre, un escalier ou un escalator?

    LECTURES DE LA MESSE

    PREMIÈRE LECTURE

    Lecture du livre de Job
     (Jb 38, 1.8-11)

    Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit :
    « Qui donc a retenu la mer avec des portes,
    quand elle jaillit du sein primordial ;
    quand je lui mis pour vêtement la nuée,
    en guise de langes le nuage sombre ;
    quand je lui imposai ma limite,
    et que je disposai verrou et portes ?
    Et je dis : “Tu viendras jusqu’ici !
    tu n’iras pas plus loin,
    ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !” »

     

    PSAUME

    (106 (107), 21a.22a.24, 25-26a.27b, 28-29, 30-31)

    R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
    Éternel est son amour !

    Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
    qu’ils offrent des sacrifices d’action de grâce,
    ceux qui ont vu les œuvres du Seigneur
    et ses merveilles parmi les océans.

    Il parle, et provoque la tempête,
    un vent qui soulève les vagues :
    portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes,
    leur sagesse était engloutie.

    Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
    et lui les a tirés de la détresse,
    réduisant la tempête au silence,
    faisant taire les vagues.

    Ils se réjouissent de les voir s’apaiser,
    d’être conduits au port qu’ils désiraient.
    Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
    de ses merveilles pour les hommes.

    DEUXIÈME LECTURE

    Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
    (2 Co 5, 14-17)

    Frères,
    l’amour du Christ nous saisit
    quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous,
    et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
    Car le Christ est mort pour tous,
    afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes,
    mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
    Désormais nous ne regardons plus personne
    d’une manière simplement humaine :
    si nous avons connu le Christ de cette manière,
    maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
    Si donc quelqu’un est dans le Christ,
    il est une créature nouvelle.
    Le monde ancien s’en est allé,
    un monde nouveau est déjà né.

     

     

    ÉVANGILE

    Évangile de Jésus Christ selon saint arc
    (Mc 4, 35-41)

    Toute la journée,
    Jésus avait parlé à la foule.
    Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
    « Passons sur l’autre rive. »
    Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
    dans la barque,
    et d’autres barques l’accompagnaient.
    Survient une violente tempête.
    Les vagues se jetaient sur la barque,
    si bien que déjà elle se remplissait.
    Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
    Les disciples le réveillent et lui disent :
    « Maître, nous sommes perdus ;
    cela ne te fait rien ? »
    Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
    « Silence, tais-toi ! »
    Le vent tomba,
    et il se fit un grand calme.
    Jésus leur dit :
    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
    N’avez-vous pas encore la foi ? »
    Saisis d’une grande crainte,
    ils se disaient entre eux :
    « Qui est-il donc, celui-ci,
    pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »