Dimanche 11 avril 2021

Dimanche 11 avril 2021

Homélie de ce dimanche 11 avril 2021, dimanche de la Miséricorde, par le père Nathanaël Valdenaire.

 

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE

« Un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32-35)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants
avait un seul cœur et une seule âme ;
et personne ne disait
que ses biens lui appartenaient en propre,
mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance
que les Apôtres rendaient témoignage
de la résurrection du Seigneur Jésus,
et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence,
car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons
les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente
pour le déposer aux pieds des Apôtres ;
puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.

PSAUME

(117 (118), 2-4, 16ab-18, 22-24)

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
ou : Alléluia !
 (117,1)

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé,
mais sans me livrer à la mort.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !

DEUXIÈME LECTURE

« Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jn 5, 1-6)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
celui qui croit que Jésus est le Christ,
celui-là est né de Dieu ;
celui qui aime le Père qui a engendré
aime aussi le Fils qui est né de lui.

Voici comment nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu
et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu :
garder ses commandements ;
et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?

C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.

ÉVANGILE

« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C’était après la mort de Jésus.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Intentions de prières

Intentions de prières

09/04/2021

Prions pour :

  • Faouzi et Sarah qui feront leur entrée en catéchuménat à la messe de 10h.

    01/04/2021

    Intentions de prières de avril :

    Intention du Pape :

    “Prions pour ceux qui luttent au péril de leur vie pour les droits fondamentaux sous les dictatures, les régimes autoritaires mais aussi dans les démocraties en crise.”

     

    Intentions de la paroisse

    • Prions pour que nos cœurs accueillent cette joie surnaturelle de la résurrection du Christ et pour que nous la diffusions autour de nous.

    • Prions pour tous ceux qui ont perdu confiance en Dieu : qu’ils soient plongés dans ce grand cœur Miséricordieux de notre Sauveur Jésus Christ ressuscité.

    02/04/2021

    Prions pour :

    •  Andréas, Charlène, Laureline et Anne-Sophie, catéchumènes qui seront baptisés pendant la Vigile Pascale. 

    • Pour Marin, Philomène et Marin baptisés à la messe de 11h30.

    • Et pour Marceau qui recevra le sacrement de l’eucharistie pour la première fois à la messe de 11h30.

       19/03/2021

      Prions pour :

      • Oliver et Augustine baptisés ce dimanche 21 mars 2021 lors de la Messe de 8h30.
      •  Andréas
      • Charlène
      • Laureline
      • Anne-Sophie
        qui vivront leur démarche de scrutin n° 3 à la messe de 10h et de 16h30 dimanche 21 mars.

       11/03/2021

      Prions pour :

      • Anne-Sophie
      • Laureline 
      • Charlène 
      • Andreas
      catéchumènes, qui s’apprêtent à recevoir les trois sacrements de l’initiation chrétienne à Pâques.

       05/03/2021

      Prions pour :

      Les catéchumènes, les confirmands et les primo-communiants en retraite ce week-end à Ars.

      01/03/2021

      Intentions de prières de mars :

      Intention du Pape :

      Prions pour vivre le sacrement de réconciliation avec une profondeur renouvelée, afin de goûter l’infinie de miséricorde de Dieu.

      Intentions de la paroisse :

      Dans ce temps de conversion conduisant aux célébrations Pascales, prions pour que nous vivions un renouvellement en profondeur à nous laisser réconcilier avec Dieu.

      Prions pour que nous soyons libérés de ce qui encombre notre existence afin de mieux ouvrir notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout, mais « plein de grâce et de vérité ; le Fils du Dieu Sauveur ».

      Confions les personnes qui viendront le 21 mars à la paroisse à l’occasion du Dimanche Autrement.

      28 février 2021

      Prions pour :

      • Faustine
      • Eléonore
      • Elise
      • Robin

      jeunes enfants de la paroisse qui se préparent au baptême.

      25 février 2021

      Prions pour 2 nouveaux tout petits paroissiens arrivés sur terre !

      • Arthur, fils de Christophe et Marie-Astrid Richard.
      • Théodore, fils de François et Victoire Glénat.

      25 février 2021

      Prions pour le retour à Dieu de :

      • Madame Odile Croizat, 77 ans. Odile fut une paroissienne très engagée dans plusieurs services avec beaucoup d’humilité. Elle fut membre de l’EAP auprès du Père Éric Jacquinet, puis à la chorale avec son époux Bruno. Elle fut également au service du ménage de l’église. Elle a également fidèlement servi au petit-déjeuner Ozanam dont elle fut responsable auprès des plus démunis. Odile avait un don de transmettre sa foi profonde. Son engagement dans la discrétion a beaucoup marqué.
      • Madame Christiane Lagoutte, 78 ans. 

      Une Messe sera célébrée à leur intention samedi 6 mars à 12h15 à l’église.

      12 février 2021

      Prions pour le père Nathanaël :

      Suite à une chute malheureuse dimanche dernier, le père Nathanaël s’est fracturé une vertèbre.Un temps de repos et des soins médicaux de plusieurs semaines s’imposent pour lui permettre un bon et prompt rétablissement.

      Confions-le au Seigneur pour qu’il traverse cette épreuve dans la paix, et qu’il guérisse totalement et sans séquelles. En cette fête de Notre-Dame de Lourdes, demandons à la Vierge Marie de l’entourer tout particulièrement de sa tendresse maternelle.

      C’est l’occasion de confier à nouveau à notre prière toutes les personnes malades et éprouvées de notre famille paroissiale, ainsi que tous les membres du personnel soignant.

      Notre-Dame de Lourdes, protégez notre père Nathanaël et tous nos malades !

      5 février 2021

      Prions pour:

      • Prions pour le père Charles Rochas qui part vivre sa retraite annuelle.
      • Yannis, Pascal et Jahid et l’ensemble des bénévoles de la mission Hiver Solidaire qui vivent depuis 1 mois dans les locaux paroissiaux.

      • En ce dimanche de la santé, prions pour tous les médecins et le personnel soignant, aumôniers et bénévoles en mission auprès des personnes malades : que Marie, Mère de compassion et de miséricorde soutienne leur foi et leur espérance pour prendre soin de tous dans un amour fraternel renouvelé.
      • Prions pour les pères de famille en cette année spéciale dédiée à saint Joseph : qu’ils soient le signe qui renvoie à une paternité encore plus haute, celle du Père céleste.

      2 février 2021

      Prions pour:

      • Marcelline Niyonsaba, Madeleine Saulnier, Marie-Christine Prudhomme, Christine Cattoir, Sophie Griffon et Yvette Gibert , soeurs consacrées sur la paroisse.
      • Alice Bréchignac, 21 ans, fille de Benoît et Solange. Alice se bat contre une leucémie. Nous pouvons la porter dans notre prière, elle, ses parents et ses 3 frères et sœurs qui se confient à notre prière.
      • Florence Givelet, épouse de Benjamin, arrivés sur la paroisse en septembre dernier. Ils sont parents de 5 enfants. Florence se bat contre un cancer du sein. Ils se confient tous ensemble à notre prière.
      • Josiane est la fille d’Émilie Texeira, paroissienne de très longue date. Josiane vient d’apprendre qu’elle a une leucémie. Émilie se confie, elle et sa fille, à notre prière.

      01/02/2021

      Intentions de prières de février :

      Intention du Pape : Prions pour les femmes victimes de violence, afin qu’elles soient protégées par la société et que leurs souffrances soient prises en compte et écoutées.
       

      Intentions de la paroisse :

      Prions pour les personnes accueillies à la mission Hiver Solidaire et les bénévoles en mission auprès d’elles, que ton esprit de consolation panse leurs plaies et restaure en eux la vie.

      Prions pour les jeunes en difficulté pendant cette pandémie : qu’ils découvrent dans leur cœur la force de Ton Amour pour avancer avec espérance dans la vie.

      Pour les consacrées de notre paroisse ; qu’elles soient comblées de la bénédiction de Dieu dans leur travail à la venue de son règne.

      29 janvier 2021

      Prions pour:

      • Le père Charles Rochas qui part vivre sa retraite annuelle à partir de samedi prochain, 6 février.
      • les fiancés de la paroisse qui suivent le parcours « On s’aime… on s’engage? » en retraite ce week-end.

      01/01/2021

      Intentions de prières de janvier :

      Intention du Pape :

      Prions pour que le Seigneur nous donne la grâce de vivre en pleine fraternité avec nos frères et sœurs d’autres religions, en priant les uns pour les autres, ouverts à tous.

      Intentions de la paroisse :

      Prions pour nos gouvernants à la veille de l’examen du projet de loi de bioéthique. Que l’Esprit-Saint éclaire les consciences et les intelligences pour un juste discernement qui, en vérité, respecte et défende la vie humaine.

      Prions pour les pères de famille en cette année spéciale dédiée à saint Joseph : qu’ils soient le signe qui renvoie à une paternité encore plus haute, au Père céleste.

      Offrir une intention de messe

      Toute Messe est célébrée pour l’Eglise et le monde entier. Mais le prêtre peut, à la demande des fidèles, ajouter une intention particulière : remercier Dieu, honorer la Vierge Marie, prier pour un défunt ou une famille, un malade, des jeunes mariés ou un nouveau baptisé…
      La tradition, manifestée dès les premiers siècles de l’Eglise, est d’accompagner cette intention d’une offrande de Messe.
      Cette offrande en argent n’est pas le paiement d’une célébration car une Messe n’a pas de prix. Il s’agit d’un acte de partage de la part des fidèles qui les associe plus particulièrement à la célébration et leur permet de contribuer aux besoins de l’Eglise et tout particulièrement des prêtres.
      Ces intentions de prière sont généralement annoncées lors de la Messe. Mais, même si elles ne font pas l’objet d’une annonce, elles sont néanmoins portées dans la prière par le prêtre et la communauté chrétienne.
      Dans le diocèse de Lyon, le montant de l’offrande de messe est fixé à 17 euros.

      Il est également possible de confier ses intentions dans le cadre d’une neuvaine (neuf messes consécutives) avec une offrande de 170 euros ou d’un trentain (série de trente messes célébrées pour un défunt) avec une offrande de 500 euros.

      Pour une offrande de messe en ligne via le diocèse : ICI

      Pour faire célébrer une messe à une intention particulière, s’adresser à l’accueil au fond de l’église

      Office de la Passion

      Office de la Passion

      Homélie pour le Vendrdi Saint – Office de la Passion, par le père Nathanaël Valdenaire.

      PREMIÈRE LECTURE

      « C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé » (Is 52, 13 – 53, 12)

      Lecture du livre du prophète Isaïe

      Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ;
      il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
      La multitude avait été consternée en le voyant,
      car il était si défiguré
      qu’il ne ressemblait plus à un homme ;
      il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
      Il étonnera de même une multitude de nations ;
      devant lui les rois resteront bouche bée,
      car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit,
      ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

      Qui aurait cru ce que nous avons entendu ?
      Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
      Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive,
      une racine dans une terre aride ;
      il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards,
      son aspect n’avait rien pour nous plaire.
      Méprisé, abandonné des hommes,
      homme de douleurs, familier de la souffrance,
      il était pareil à celui devant qui on se voile la face ;
      et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
      En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait,
      nos douleurs dont il était chargé.
      Et nous, nous pensions qu’il était frappé,
      meurtri par Dieu, humilié.
      Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé,
      à cause de nos fautes qu’il a été broyé.
      Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui :
      par ses blessures, nous sommes guéris.
      Nous étions tous errants comme des brebis,
      chacun suivait son propre chemin.
      Mais le Seigneur a fait retomber sur lui
      nos fautes à nous tous.

      Maltraité, il s’humilie,
      il n’ouvre pas la bouche :
      comme un agneau conduit à l’abattoir,
      comme une brebis muette devant les tondeurs,
      il n’ouvre pas la bouche.
      Arrêté, puis jugé, il a été supprimé.
      Qui donc s’est inquiété de son sort ?
      Il a été retranché de la terre des vivants,
      frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
      On a placé sa tombe avec les méchants,
      son tombeau avec les riches ;
      et pourtant il n’avait pas commis de violence,
      on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
      Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur.
      S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,
      il verra une descendance, il prolongera ses jours :
      par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

      Par suite de ses tourments, il verra la lumière,
      la connaissance le comblera.
      Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,
      il se chargera de leurs fautes.
      C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part,
      avec les puissants il partagera le butin,
      car il s’est dépouillé lui-même
      jusqu’à la mort,
      et il a été compté avec les pécheurs,
      alors qu’il portait le péché des multitudes
      et qu’il intercédait pour les pécheurs.

      PSAUME

      (30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

      R/ Ô Père, en tes mains
      je remets mon esprit.
       (cf. Lc 23, 46)

      En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
      garde-moi d’être humilié pour toujours.
      En tes mains je remets mon esprit ;
      tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

      Je suis la risée de mes adversaires
      et même de mes voisins ;
      je fais peur à mes amis,
      s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

      On m’ignore comme un mort oublié,
      comme une chose qu’on jette.
      J’entends les calomnies de la foule :
      ils s’accordent pour m’ôter la vie.

      Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
      je dis : « Tu es mon Dieu ! »
      Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
      des mains hostiles qui s’acharnent.

      Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
      sauve-moi par ton amour.
      Soyez forts, prenez courage,
      vous tous qui espérez le Seigneur !

      DEUXIÈME LECTURE

      Il apprit l’obéissance et il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel (He 4, 14-16 ; 5, 7-9)

      Lecture de la lettre aux Hébreux

      Frères,
      en Jésus, le Fils de Dieu,
      nous avons le grand prêtre par excellence,
      celui qui a traversé les cieux ;
      tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
      En effet, nous n’avons pas un grand prêtre
      incapable de compatir à nos faiblesses,
      mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,
      à notre ressemblance, excepté le péché.
      Avançons-nous donc avec assurance
      vers le Trône de la grâce,
      pour obtenir miséricorde
      et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

      Le Christ,
      pendant les jours de sa vie dans la chair,
      offrit, avec un grand cri et dans les larmes,
      des prières et des supplications
      à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
      et il fut exaucé
      en raison de son grand respect.
      Bien qu’il soit le Fils,
      il apprit par ses souffrances l’obéissance
      et, conduit à sa perfection,
      il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
      la cause du salut éternel.

      ÉVANGILE

      Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 – 19, 42)

      Le Christ s’est anéanti,
      prenant la condition de serviteur.

      Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
      jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
      C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
      il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
      Le Christ s’est anéanti,
      prenant la condition de serviteur.
       (cf. Ph 2, 8-9)

      La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean

      Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
      X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

       

      L. En ce temps-là,
      après le repas,
      Jésus sortit avec ses disciples
      et traversa le torrent du Cédron ;
      il y avait là un jardin,
      dans lequel il entra avec ses disciples.
      Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi,
      car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
      Judas, avec un détachement de soldats
      ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens,
      arrive à cet endroit.
      Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
      Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
      s’avança et leur dit :
      X « Qui cherchez-vous? »
      L. Ils lui répondirent :
      F. « Jésus le Nazaréen. »
      L. Il leur dit :
      X « C’est moi, je le suis. »
      L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
      Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis »,
      ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
      Il leur demanda de nouveau :
      X « Qui cherchez-vous? »
      L. Ils dirent :
      F. « Jésus le Nazaréen. »
      L. Jésus répondit :
      X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
      Si c’est bien moi que vous cherchez,
      ceux-là, laissez-les partir. »

      L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
      « Je n’ai perdu aucun
      de ceux que tu m’as donnés. »
      Or Simon-Pierre
      avait une épée ; il la tira,
      frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite.
      Le nom de ce serviteur était Malcus.
      Jésus dit à Pierre :
      X « Remets ton épée au fourreau.
      La coupe que m’a donnée le Père,
      vais-je refuser de la boire ? »

      L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
      se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
      Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père
      de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
      Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
      « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

      Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus.
      Comme ce disciple était connu du grand prêtre,
      il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
      Pierre se tenait près de la porte, dehors.
      Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –
      sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte,
      et fit entrer Pierre.
      Cette jeune servante dit alors à Pierre :
      A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
      L. Il répondit :
      D. « Non, je ne le suis pas ! »
      L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
      comme il faisait froid,
      ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
      Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
      Le grand prêtre interrogea Jésus
      sur ses disciples et sur son enseignement.
      Jésus lui répondit :
      X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement.
      J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple,
      là où tous les Juifs se réunissent,
      et je n’ai jamais parlé en cachette.
      Pourquoi m’interroges-tu ?
      Ce que je leur ai dit, demande-le
      à ceux qui m’ont entendu.
      Eux savent ce que j’ai dit. »

      L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus,
      lui donna une gifle en disant :
      A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
      L. Jésus lui répliqua :
      X « Si j’ai mal parlé,
      montre ce que j’ai dit de mal.
      Mais si j’ai bien parlé,
      pourquoi me frappes-tu ? »

      L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.

      Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
      On lui dit :
      A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
      L. Pierre le nia et dit :
      D. « Non, je ne le suis pas ! »
      L. Un des serviteurs du grand prêtre,
      parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
      insista :
      A. « Est-ce
      que moi, je ne t’ai pas vu
      dans le jardin avec lui ? »
      L. Encore une fois, Pierre le nia.
      Et aussitôt un coq chanta.

      Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
      C’était le matin.
      Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire,
      pour éviter une souillure
      et pouvoir manger l’agneau pascal.
      Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
      A. « Quelle accusation portez-vous
      contre cet homme ? »
      L. Ils lui répondirent :
      F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
      nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
      L. Pilate leur dit :
      A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le
      suivant votre loi. »
      L. Les Juifs lui dirent :
      F. « Nous n’avons pas le droit
      de mettre quelqu’un à mort. »
      L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
      pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
      Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
      il appela Jésus et lui dit :
      A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
      L. Jésus lui demanda :
      X « Dis-tu cela de toi-même,
      Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »

      L. Pilate répondit :
      A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
      Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
      qu’as-tu donc fait ? »
      L. Jésus déclara :
      X « Ma royauté n’est pas de ce monde ;
      si ma royauté était de ce monde,
      j’aurais des gardes qui se seraient battus
      pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
      En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »

      L. Pilate lui dit :
      A. « Alors, tu es roi ? »
      L. Jésus répondit :
      X « C’est toi-même
      qui dis que je suis roi.
      Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
      rendre témoignage à la vérité.
      Quiconque appartient à la vérité
      écoute ma voix. »

      L. Pilate lui dit :
      A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
      L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
      et il leur déclara :
      A. « Moi, je ne trouve en lui
      aucun motif de condamnation.
      Mais, chez vous, c’est la coutume
      que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque :
      voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
      L. Alors ils répliquèrent en criant :
      F. « Pas lui !
      Mais Barabbas ! »
      L. Or ce Barabbas était un bandit.

      Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
      Les soldats tressèrent avec des épines une couronne
      qu’ils lui posèrent sur la tête ;
      puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
      Ils s’avançaient vers lui
      et ils disaient :
      F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
      L. Et ils le giflaient.

      Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
      A. « Voyez, je vous l’amène dehors
      pour que vous sachiez
      que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
      L. Jésus donc sortit dehors,
      portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
      Et Pilate leur déclara :
      A. « Voici l’homme. »
      L. Quand ils le virent,
      les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
      F. « Crucifie-le! Crucifie-le! »
      L. Pilate leur dit :
      A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ;
      moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
      L. Ils lui répondirent :
      F. « Nous avons une Loi,
      et suivant la Loi il doit mourir,
      parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
      L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
      Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
      A. « D’où es-tu? »
      L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
      Pilate lui dit alors :
      A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
      Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher,
      et pouvoir de te crucifier ? »
      L. Jésus répondit :
      X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
      si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
      c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi
      porte un péché plus grand. »

      L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ;
      mais des Juifs se mirent à crier :
      F. « Si tu le relâches,
      tu n’es pas un ami de l’empereur.
      Quiconque se fait roi
      s’oppose à l’empereur. »
      L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors;
      il le fit asseoir sur une estrade
      au lieu dit le Dallage
      – en hébreu : Gabbatha.
      C’était le jour de la Préparation de la Pâque,
      vers la sixième heure, environ midi.
      Pilate dit aux Juifs :
      A. « Voici votre roi. »
      L. Alors ils crièrent :
      F. « À mort ! À mort !
      Crucifie-le ! »
      L. Pilate leur dit :
      A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
      L. Les grands prêtres répondirent :
      F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
      L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

      Ils se saisirent de Jésus.
      Et lui-même, portant sa croix,
      sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire),
      qui se dit en hébreu Golgotha.
      C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui,
      un de chaque côté, et Jésus au milieu.
      Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ;
      il était écrit :
      « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
      Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
      parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville,
      et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
      Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
      F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
      “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
      L. Pilate répondit :
      A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

      L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
      ils prirent ses habits ;
      ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
      Ils prirent aussi la tunique ;
      c’était une tunique sans couture,
      tissée tout d’une pièce de haut en bas.
      Alors ils se dirent entre eux :
      A. « Ne la déchirons pas,
      désignons par le sort celui qui l’aura. »
      L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
      Ils se sont partagé mes habits ;
      ils ont tiré au sort mon vêtement.

      C’est bien ce que firent les soldats.

      Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
      et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
      et Marie Madeleine.
      Jésus, voyant sa mère,
      et près d’elle le disciple qu’il aimait,
      dit à sa mère :
      X « Femme, voici ton fils. »
      L. Puis il dit au disciple :
      X « Voici ta mère. »
      L. Et à partir de cette heure-là,
      le disciple la prit chez lui.
      Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
      pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
      Jésus dit :
      X « J’ai soif. »
      L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
      On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
      à une branche d’hysope,
      et on l’approcha de sa bouche.
      Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
      X « Tout est accompli. »
      L. Puis, inclinant la tête,
      il remit l’esprit.

      (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

      Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
      il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
      d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
      Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
      après leur avoir brisé les jambes.
      Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
      puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
      Quand ils arrivèrent à Jésus,
      voyant qu’il était déjà mort,
      ils ne lui brisèrent pas les jambes,
      mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
      et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
      Celui qui a vu rend témoignage,
      et son témoignage est véridique ;
      et celui-là sait qu’il dit vrai
      afin que vous aussi, vous croyiez.
      Cela, en effet, arriva
      pour que s’accomplisse l’Écriture :
      Aucun de ses os ne sera brisé.
      Un autre passage de l’Écriture dit encore :
      Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

      Après cela, Joseph d’Arimathie,
      qui était disciple de Jésus,
      mais en secret par crainte des Juifs,
      demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
      Et Pilate le permit.
      Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
      Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
      la nuit – vint lui aussi ;
      il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
      pesant environ cent livres.
      Ils prirent donc le corps de Jésus,
      qu’ils lièrent de linges,
      en employant les aromates
      selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
      À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
      et, dans ce jardin, un tombeau neuf
      dans lequel on n’avait encore déposé personne.
      À cause de la Préparation de la Pâque juive,
      et comme ce tombeau était proche,
      c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

      Jeudi Saint 2021

      Jeudi Saint 2021

      Homélie du père Pierre-André Chevaux pour ce Jeudi Saint.

      PREMIÈRE LECTURE

      Prescriptions concernant le repas pascal (Ex 12, 1-8.11-14)

      Lecture du livre de l’Exode

      En ces jours-là, dans le pays d’Égypte,
      le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
      « Ce mois-ci
      sera pour vous le premier des mois,
      il marquera pour vous le commencement de l’année.
      Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël :
      le dix de ce mois,
      que l’on prenne un agneau par famille,
      un agneau par maison.
      Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau,
      elle le prendra avec son voisin le plus proche,
      selon le nombre des personnes.
      Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
      Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année.
      Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
      Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
      Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël,
      on l’immolera au coucher du soleil.
      On prendra du sang,
      que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau
      des maisons où on le mangera.
      On mangera sa chair cette nuit-là,
      on la mangera rôtie au feu,
      avec des pains sans levain et des herbes amères.
      Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins,
      les sandales aux pieds,
      le bâton à la main.
      Vous mangerez en toute hâte :
      c’est la Pâque du Seigneur.
      Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ;
      je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte,
      depuis les hommes jusqu’au bétail.
      Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements :
      Je suis le Seigneur.
      Le sang sera pour vous un signe,
      sur les maisons où vous serez.
      Je verrai le sang, et je passerai :
      vous ne serez pas atteints par le fléau
      dont je frapperai le pays d’Égypte.

      Ce jour-là
      sera pour vous un mémorial.
      Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage.
      C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

      PSAUME

      (115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)

      R/ La coupe de bénédiction
      est communion au sang du Christ.
       (cf. 1 Co 10, 16)

      Comment rendrai-je au Seigneur
      tout le bien qu’il m’a fait ?
      J’élèverai la coupe du salut,
      j’invoquerai le nom du Seigneur.

      Il en coûte au Seigneur
      de voir mourir les siens !
      Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
      moi, dont tu brisas les chaînes ?

      Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
      j’invoquerai le nom du Seigneur.
      Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
      oui, devant tout son peuple.

      DEUXIÈME LECTURE

      « Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur » (1 Co 11, 23-26)

      Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

      Frères,
      moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,
      et je vous l’ai transmis :
      la nuit où il était livré,
      le Seigneur Jésus prit du pain,
      puis, ayant rendu grâce,
      il le rompit, et dit :
      « Ceci est mon corps, qui est pour vous.
      Faites cela en mémoire de moi. »
      Après le repas, il fit de même avec la coupe,
      en disant :
      « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
      Chaque fois que vous en boirez,
      faites cela en mémoire de moi. »

      Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain
      et que vous buvez cette coupe,
      vous proclamez la mort du Seigneur,
      jusqu’à ce qu’il vienne.

      ÉVANGILE

      « Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15)

      Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

      Avant la fête de la Pâque,
      sachant que l’heure était venue pour lui
      de passer de ce monde à son Père,
      Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
      les aima jusqu’au bout.

      Au cours du repas,
      alors que le diable
      a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote,
      l’intention de le livrer,
      Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
      qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
      se lève de table, dépose son vêtement,
      et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
      puis il verse de l’eau dans un bassin.
      Alors il se mit à laver les pieds des disciples
      et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
      Il arrive donc à Simon-Pierre,
      qui lui dit :
      « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
      Jésus lui répondit :
      « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
      plus tard tu comprendras. »
      Pierre lui dit :
      « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
      Jésus lui répondit :
      « Si je ne te lave pas,
      tu n’auras pas de part avec moi. »
      Simon-Pierre
      lui dit :
      « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
      mais aussi les mains et la tête ! »
      Jésus lui dit :
      « Quand on vient de prendre un bain,
      on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
      on est pur tout entier.
      Vous-mêmes,
      vous êtes purs,
      mais non pas tous. »
      Il savait bien qui allait le livrer ;
      et c’est pourquoi il disait :
      « Vous n’êtes pas tous purs. »

      Quand il leur eut lavé les pieds,
      il reprit son vêtement, se remit à table
      et leur dit :
      « Comprenez-vous
      ce que je viens de faire pour vous ?
      Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”,
      et vous avez raison, car vraiment je le suis.
      Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
      je vous ai lavé les pieds,
      vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
      C’est un exemple que je vous ai donné
      afin que vous fassiez, vous aussi,
      comme j’ai fait pour vous. »