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HomĂ©lie du 19 avril 2026 – 3Ăšme dimanche de PĂąques (A)

HomĂ©lie du 19 avril 2026 – 3Ăšme dimanche de PĂąques (A)

ICI, homélie du 19 avril 2026

par le pĂšre Eric Jacquinet

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des ApĂŽtres

(Ac 2, 14.22b-33)

Le jour de la PentecĂŽte,
    Pierre, debout avec les onze autres ApÎtres,
éleva la voix et leur fit cette déclaration :
« Vous, Juifs,
et vous tous qui résidez à Jérusalem,
sachez bien ceci,
prĂȘtez l’oreille Ă  mes paroles.
    Il s’agit de JĂ©sus le NazarĂ©en,
homme que Dieu a accrédité auprÚs de vous
en accomplissant par lui des miracles, des prodiges
et des signes au milieu de vous,
comme vous le savez vous-mĂȘmes.
    Cet homme, livrĂ© selon le dessein bien arrĂȘtĂ© et la prescience de Dieu,
vous l’avez supprimĂ©
en le clouant sur le bois par la main des impies.
    Mais Dieu l’a ressuscitĂ©
en le délivrant des douleurs de la mort,
car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
    En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :
Je voyais le Seigneur devant moi sans relùche :
il est à ma droite, je suis inébranlable.
    C’est pourquoi mon cƓur est en fĂȘte,
et ma langue exulte de joie ;
ma chair elle-mĂȘme reposera dans l’espĂ©rance :
    tu ne peux m’abandonner au sĂ©jour des morts
ni laisser ton fidĂšle voir la corruption.
    Tu m’as appris des chemins de vie,
tu me rempliras d’allĂ©gresse par ta prĂ©sence.

    FrÚres, il est permis de vous dire avec assurance,
au sujet du patriarche David,
qu’il est mort, qu’il a Ă©tĂ© enseveli,
et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
    Comme il était prophÚte, il savait que Dieu lui avait juré
de faire asseoir sur son trĂŽne un homme issu de lui.
    Il a vu d’avance la rĂ©surrection du Christ,
dont il a parlé ainsi :
Il n’a pas Ă©tĂ© abandonnĂ© Ă  la mort,
et sa chair n’a pas vu la corruption.
    Ce JĂ©sus, Dieu l’a ressuscité ;
nous tous, nous en sommes témoins.
    ÉlevĂ© par la droite de Dieu,
il a reçu du PĂšre l’Esprit Saint qui Ă©tait promis,
et il l’a rĂ©pandu sur nous,
ainsi que vous le voyez et l’entendez.

 

 

 PSAUME

R/ Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie.

(Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11)

 

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
mĂȘme la nuit mon cƓur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relùche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cƓur exulte, mon Ăąme est en fĂȘte,
ma chair elle-mĂȘme repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, Ă©ternitĂ© de dĂ©lices !

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la premiĂšre lettre de saint Pierre apĂŽtre

(1 P 1, 17-21)

Bien-aimés,
si vous invoquez comme PĂšre
celui qui juge impartialement chacun selon son Ɠuvre,
vivez donc dans la crainte de Dieu,
pendant le temps oĂč vous rĂ©sidez ici-bas en Ă©trangers.
Vous le savez :
ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or,
que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pÚres ;
mais c’est par un sang prĂ©cieux,
celui d’un agneau sans dĂ©faut et sans tache, le Christ.
DĂšs avant la fondation du monde, Dieu l’avait dĂ©signĂ© d’avance
et il l’a manifestĂ© Ă  la fin des temps à cause de vous.
C’est bien par lui que vous croyez en Dieu,
qui l’a ressuscitĂ© d’entre les morts
et qui lui a donné la gloire ;
ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

 

  ÉVANGILE

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc

(Lc 24, 13-35)

 

Le mĂȘme jour (c’est-Ă -dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelĂ© EmmaĂŒs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passĂ©.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
JĂ©sus lui-mĂȘme s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux Ă©taient empĂȘchĂ©s de le reconnaĂźtre.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrĂȘtĂšrent, tout tristes.
L’un des deux, nommĂ© ClĂ©ophas, lui rĂ©pondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophÚte
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prĂȘtres et nos chefs l’ont livrĂ©,
ils l’ont fait condamner Ă  mort et ils l’ont crucifiĂ©.
Nous, nous espĂ©rions que c’était lui qui allait dĂ©livrer IsraĂ«l.
Mais avec tout cela,
voici dĂ©jĂ  le troisiĂšme jour qui passe depuis que c’est arrivĂ©.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dĂšs l’aurore, elles sont allĂ©es au tombeau,
elles n’ont pas trouvĂ© son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient mĂȘme eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvĂ© les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cƓur est lent Ă  croire
tout ce que les prophÚtes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrßt cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de MoĂŻse et de tous les ProphĂštes,
il leur interprĂ©ta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchĂšrent du village oĂč ils se rendaient,
JĂ©sus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcùrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut Ă  table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut Ă  leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cƓur n’était-il pas brĂ»lant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant mĂȘme, ils se levĂšrent et retournĂšrent Ă  JĂ©rusalem.
Ils y trouvÚrent réunis les onze ApÎtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passĂ© sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaĂźtre par eux
à la fraction du pain. 

HomĂ©lie du 19 avril 2026 – 3Ăšme dimanche de PĂąques (A)

HomĂ©lie du 12 avril 2026 – 2Ăšme dimanche de PĂąques

ICI, homélie du 12 avril 2026

par le pĂšre Marc-Antoine Ludwig

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des ApĂŽtres

(Ac 2, 42-47)

Les frĂšres Ă©taient assidus Ă  l’enseignement des ApĂŽtres
et Ă  la communion fraternelle,
Ă  la fraction du pain
et aux priĂšres.
    La crainte de Dieu Ă©tait dans tous les cƓurs
Ă  la vue des nombreux prodiges et signes
accomplis par les ApĂŽtres.

    Tous les croyants vivaient ensemble,
et ils avaient tout en commun ;
    ils vendaient leurs biens et leurs possessions,
et ils en partageaient le produit entre tous
en fonction des besoins de chacun.

    Chaque jour, d’un mĂȘme cƓur,
ils fréquentaient assidûment le Temple,
ils rompaient le pain dans les maisons,
ils prenaient leurs repas avec allĂ©gresse et simplicitĂ© de cƓur ;
    ils louaient Dieu
et avaient la faveur du peuple tout entier.
Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait
ceux qui allaient ĂȘtre sauvĂ©s.

 

 

 

 PSAUME

R/ Rendez grùce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !

(Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24)

 

Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

On m’a poussĂ©, bousculĂ© pour m’abattre ;
mais le Seigneur m’a dĂ©fendu.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes.

La pierre qu’ont rejetĂ©e les bĂątisseurs
est devenue la pierre d’angle ;
c’est là l’Ɠuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fĂȘte et de joie !

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la premiĂšre lettre de saint Pierre apĂŽtre

(1 P 1, 3-9)

    Béni soit Dieu, le PÚre
de notre Seigneur Jésus Christ :
dans sa grande miséricorde,
il nous a fait renaßtre pour une vivante espérance
grĂące Ă  la rĂ©surrection de JĂ©sus Christ d’entre les morts,
    pour un héritage qui ne connaßtra
ni corruption, ni souillure, ni flétrissure.
Cet héritage vous est réservé dans les cieux,
    à vous que la puissance de Dieu garde par la foi,
pour un salut prĂȘt Ă  se rĂ©vĂ©ler dans les derniers temps.
    Aussi vous exultez de joie,
mĂȘme s’il faut que vous soyez affligĂ©s,
pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;
    elles vérifieront la valeur de votre foi
qui a bien plus de prix que l’or
– cet or vouĂ© Ă  disparaĂźtre
et pourtant vĂ©rifiĂ© par le feu –,
afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur
quand se révélera Jésus Christ.
    Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ;
en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi,
vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire,
    car vous allez obtenir le salut des ùmes
qui est l’aboutissement de votre foi.

 

 

  ÉVANGILE

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean

(Jn 20, 19-31)

 

C’était aprĂšs la mort de JĂ©sus.
        Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu oĂč se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
JĂ©sus vint, et il Ă©tait lĂ  au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
    AprÚs cette parole, il leur montra ses mains et son cÎté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De mĂȘme que le PĂšre m’a envoyĂ©,
moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses pĂ©chĂ©s,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

    Or, l’un des Douze, Thomas,
appelĂ© Didyme (c’est-Ă -dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand JĂ©sus Ă©tait venu.
    Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son cÎté,
non, je ne croirai pas ! »

    Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il Ă©tait lĂ  au milieu d’eux.
Il dit :
 « La paix soit avec vous ! »
    Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon cÎté :
cesse d’ĂȘtre incrĂ©dule,
sois croyant. »
    Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

    Il y a encore beaucoup d’autres signes
que Jésus a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

HomĂ©lie du jour de PĂąques – 5 avril 2026

HomĂ©lie du jour de PĂąques – 5 avril 2026

ICI, homélie du jour de Pùques - 5 avril 2026

par le pĂšre Olivier Laporte

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des ApĂŽtres

(Ac 10, 34a.37-43)

En ces jours-lĂ ,
quand Pierre arriva à Césarée
chez un centurion de l’armĂ©e romaine,
    il prit la parole et dit :
    « Vous savez ce qui s’est passĂ© Ă  travers tout le pays des Juifs,
depuis les commencements en Galilée,
aprĂšs le baptĂȘme proclamĂ© par Jean :
    Jésus de Nazareth,
Dieu lui a donnĂ© l’onction d’Esprit Saint et de puissance.
LĂ  oĂč il passait, il faisait le bien
et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable,
car Dieu était avec lui.
    Et nous, nous sommes témoins
de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et Ă  JĂ©rusalem.
Celui qu’ils ont supprimĂ© en le suspendant au bois du supplice,
    Dieu l’a ressuscitĂ© le troisiĂšme jour.
Il lui a donné de se manifester,
    non pas à tout le peuple,
mais Ă  des tĂ©moins que Dieu avait choisis d’avance,
à nous qui avons mangé et bu avec lui
aprĂšs sa rĂ©surrection d’entre les morts.
    Dieu nous a chargĂ©s d’annoncer au peuple et de tĂ©moigner
que lui-mĂȘme l’a Ă©tabli Juge des vivants et des morts.
    C’est Ă  JĂ©sus que tous les prophĂštes rendent ce tĂ©moignage :
Quiconque croit en lui
reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

 

 PSAUME

R/ Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fĂȘte et de joie !  

(Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23)

 

Rendez grùce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lĂšve,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetĂ©e les bĂątisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’Ɠuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de  saint Paul apÎtre aux Colossiens

(Col 3, 1-4)

FrĂšres,
si vous ĂȘtes ressuscitĂ©s avec le Christ,
recherchez les rĂ©alitĂ©s d’en haut :
c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux rĂ©alitĂ©s d’en haut,
non Ă  celles de la terre.

En effet, vous ĂȘtes passĂ©s par la mort,
et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraĂźtra le Christ, votre vie,
alors vous aussi, vous paraĂźtrez avec lui dans la gloire.

 

SÉQUENCE

À la Victime pascale,
chrétiens, offrez le sacrifice de louange.

L’Agneau a rachetĂ© les brebis ;
le Christ innocent a réconcilié
l’homme pĂ©cheur avec le PĂšre.

La mort et la vie s’affrontùrent
en un duel prodigieux.
Le Maßtre de la vie mourut ; vivant, il rÚgne.

« Dis-nous, Marie Madeleine,
qu’as-tu vu en chemin ? »

« J’ai vu le sĂ©pulcre du Christ vivant,
j’ai vu la gloire du RessuscitĂ©.

J’ai vu les anges ses tĂ©moins,
le suaire et les vĂȘtements.

Le Christ, mon espérance, est ressuscité !
Il vous précédera en Galilée. »

Nous le savons : le Christ
est vraiment ressuscité des morts.

Roi victorieux,
prends-nous tous en pitié !
Amen.

 

  ÉVANGILE

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean

(Jn 20, 1-9)

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les tĂ©nĂšbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a Ă©tĂ© enlevĂ©e du tombeau.
    Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait, et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas oĂč on l’a dĂ©posĂ©. »
    Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
    Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
    En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posĂ©s Ă  plat ; cependant il n’entre pas.
    Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posĂ©s Ă  plat,     ainsi que le suaire qui avait entourĂ© la tĂȘte de JĂ©sus, non pas posĂ© avec les linges, mais roulĂ© Ă  part Ă  sa place.
    C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui Ă©tait arrivĂ© le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
    Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture, il fallait que JĂ©sus ressuscite d’entre les morts.

HomĂ©lie du jour de PĂąques – 5 avril 2026

HomĂ©lie de la Vigile pascale – 4 avril 2026 –

ICI, homélie de la Vigile pascale

par le pĂšre Eric Jacquinet

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre de la GĂ©nĂšse (Gn 1, 1 – 2, 2)

Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela Ă©tait trĂšs bon.

 

Psaume

R/  Ô Seigneur, envoie ton Esprit
qui renouvelle la face de la terre .

(Ps  103 (104), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14ab, 24.35)

 

 DEUXIÈME LECTURE

Lecture du livre de la GénÚse 

(Gn 22,1-18)

Sacrifice et dĂ©livrance d’Isaac, le fils bien-aimé 

 

 Psaume

R/ Garde-moi, mon Dieu :
j’ai fait de toi mon refuge.

(Ps 15 (16), 5.8, 9-10, 11)

 

TROISIÈME LECTURE

Lecture du livre de l’Exode (Ex 14, 15 – 15, 1a)

Les fils d’IsraĂ«l avaient marchĂ© Ă  pied sec au milieu de la mer.

 

Cantique

R/ Chantons pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire !

(Ex 15, 1b, 2, 3-4, 5-6, 17-18)

 

 QUATRIÈME LECTURE

Lecture du livre du prophÚte Isaïe (Is 54, 5-14)

Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi.
 

 Psaume

R/ G Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevĂ©.

(Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

 

CINQUIÈME LECTURE

Lecture du livre du prophĂšte IsaĂŻe (Is 55, -11)

Venez Ă  moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance Ă©ternelle .

 

Cantique

R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux
aux sources du salut !

(Is 12, 2, 4bcd, 5-6)

 

 SIXIÈME LECTURE

Lecture du livre de Baruc  (Ba 3, 9-15.32 – 4, 4)

Marche vers la splendeur du Seigneur 

 

 Psaume

R/ Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle.

(Ps 18 (19), 8, 9, 10, 11)

SEPTIÈME LECTURE

Lecture du livre du prophĂšte ÉzĂ©kiele la GĂ©nĂšse (Ez 36, 16-17a.18-28)

Je rĂ©pandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cƓur nouveau 

 

 Psaume

R/ omme un cerf altĂ©rĂ© cherche l’eau vive,
ainsi mon Ăąme te cherche, toi, mon Dieu.

(Ps 41 (42), 3, 5efgh ; 42 (43), 3, 4)

 

 

 

ÉPÎTRE

Lecture de la lettre de saint Paul apĂŽtre aux Romains

(Rm 6, 3b-11)

FrĂšres,
nous tous qui par le baptĂȘme avons Ă©tĂ© unis au Christ JĂ©sus,
c’est Ă  sa mort que nous avons Ă©tĂ© unis par le baptĂȘme.
Si donc, par le baptĂȘme qui nous unit Ă  sa mort,
nous avons été mis au tombeau avec lui,
c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi,
comme le Christ qui, par la toute-puissance du PĂšre,
est ressuscitĂ© d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui
par une mort qui ressemble Ă  la sienne,
nous le serons aussi
par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous
a été fixé à la croix avec lui
pour que le corps du péché soit réduit à rien,
et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du pĂ©chĂ©.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ,
nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet :
ressuscitĂ© d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ;
la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort,
c’est au pĂ©chĂ© qu’il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant,
c’est pour Dieu qu’il est vivant.
De mĂȘme, vous aussi,
pensez que vous ĂȘtes morts au pĂ©chĂ©,
mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

 

PSAUME

R/ Alléluia, alléluia, alléluia ! 

Rendez grùce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lĂšve,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetĂ©e les bĂątisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’Ɠuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

  ÉVANGILE

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu

(Mt 28, 1-10)

 

AprĂšs le sabbat,
Ă  l’heure oĂč commençait Ă  poindre le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine et l’autre Marie
vinrent pour regarder le sépulcre.
    Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ;
l’ange du Seigneur descendit du ciel,
vint rouler la pierre et s’assit dessus.
    Il avait l’aspect de l’éclair,
et son vĂȘtement Ă©tait blanc comme neige.
    Les gardes, dans la crainte qu’ils Ă©prouvĂšrent,
se mirent Ă  trembler et devinrent comme morts.
    L’ange prit la parole et dit aux femmes :
« Vous, soyez sans crainte !
Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
    Il n’est pas ici,
car il est ressuscitĂ©, comme il l’avait dit.
Venez voir l’endroit oĂč il reposait.
    Puis, vite, allez dire à ses disciples :
‘Il est ressuscitĂ© d’entre les morts,
et voici qu’il vous prĂ©cĂšde en GalilĂ©e ;
là, vous le verrez.’
VoilĂ  ce que j’avais Ă  vous dire. »
    Vite, elles quittÚrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,
et elles coururent porter la nouvelle Ă  ses disciples.
    Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s’approchùrent,
lui saisirent les pieds et se prosternĂšrent devant lui.
    Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte,
allez annoncer Ă  mes frĂšres
qu’ils doivent se rendre en GalilĂ©e :
c’est lĂ  qu’ils me verront. »

HomĂ©lie du Vendredi Saint – 3 avril 2026

HomĂ©lie du Vendredi Saint – 3 avril 2026

ICI, homélie du Vendredi Saint - 3 avril 2026

par le pĂšre Marc-Antoine Ludwig

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophĂšte IsaĂŻe

(Is 52, 13 – 53, 12)

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ;
il montera, il s’élĂšvera, il sera exaltĂ© !
La multitude avait été consternée en le voyant,
car il était si défiguré
qu’il ne ressemblait plus à un homme ;
il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
Il Ă©tonnera de mĂȘme une multitude de nations ;
devant lui les rois resteront bouche bée,
car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit,
ils dĂ©couvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ?
Le bras puissant du Seigneur, Ă  qui s’est-il rĂ©vĂ©lĂ© ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive,
une racine dans une terre aride ;
il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards,
son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes,
homme de douleurs, familier de la souffrance,
il était pareil à celui devant qui on se voile la face ;
et nous l’avons mĂ©prisĂ©, comptĂ© pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait,
nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous pensions qu’il Ă©tait frappĂ©,
meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est Ă  cause de nos rĂ©voltes qu’il a Ă©tĂ© transpercĂ©,
Ă  cause de nos fautes qu’il a Ă©tĂ© broyĂ©.
Le chùtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui :
par ses blessures, nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,
chacun suivait son propre chemin.
Mais le Seigneur a fait retomber sur lui
nos fautes Ă  nous tous.

MaltraitĂ©, il s’humilie,
il n’ouvre pas la bouche :
comme un agneau conduit à l’abattoir,
comme une brebis muette devant les tondeurs,
il n’ouvre pas la bouche.
ArrĂȘtĂ©, puis jugĂ©, il a Ă©tĂ© supprimĂ©.
Qui donc s’est inquiĂ©tĂ© de son sort ?
Il a été retranché de la terre des vivants,
frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants,
son tombeau avec les riches ;
et pourtant il n’avait pas commis de violence,
on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur.
S’il remet sa vie en sacrifice de rĂ©paration,
il verra une descendance, il prolongera ses jours :
par lui, ce qui plaßt au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumiĂšre,
la connaissance le comblera.
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,
il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part,
avec les puissants il partagera le butin,
car il s’est dĂ©pouillĂ© lui-mĂȘme
jusqu’à la mort,
et il a été compté avec les pécheurs,
alors qu’il portait le pĂ©chĂ© des multitudes
et qu’il intercĂ©dait pour les pĂ©cheurs.

 

 PSAUME

R/ VÔ Pùre, en tes mains
je remets mon esprit.  

(Ps 30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’ĂȘtre humiliĂ© pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachÚtes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
et mĂȘme de mes voisins ;
je fais peur Ă  mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oubliĂ©,
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’îter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre aux Hébreux

(He 4, 14-16 ; 5, 7-9)

FrĂšres,
en Jésus, le Fils de Dieu,
nous avons le grand prĂȘtre par excellence,
celui qui a traversé les cieux ;
tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prĂȘtre
incapable de compatir Ă  nos faiblesses,
mais un grand prĂȘtre Ă©prouvĂ© en toutes choses,
à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance
vers le TrĂŽne de la grĂące,
pour obtenir miséricorde
et recevoir, en temps voulu, la grĂące de son secours.

Le Christ,
pendant les jours de sa vie dans la chair,
offrit, avec un grand cri et dans les larmes,
des priĂšres et des supplications
Ă  Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
et il fut exaucé
en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils,
il apprit par ses souffrances l’obĂ©issance
et, conduit Ă  sa perfection,
il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
la cause du salut éternel.

 

 

 

  ÉVANGILE

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean

(Jn 18, 1 – 19, 42)

 

L. En ce temps-là, aprÚs le repas, Jésus sortit avec ses disciples
et traversa le torrent du CĂ©dron ; il y avait lĂ  un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car JĂ©sus et ses disciples s’y Ă©taient souvent rĂ©unis.
Judas, avec un dĂ©tachement de soldats ainsi que des gardes envoyĂ©s par les grands prĂȘtres et les pharisiens, arrive Ă  cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
s’avança et leur dit :
† « Qui cherchez-vous? »
L. Ils lui répondirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Il leur dit :
† « C’est moi, je le suis. »
L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand JĂ©sus leur rĂ©pondit : « C’est moi, je le suis »,
ils reculĂšrent, et ils tombĂšrent Ă  terre.
Il leur demanda de nouveau :
† « Qui cherchez-vous? »
L. Ils dirent :
F. « Jésus le Nazaréen. »
L. Jésus répondit :
† « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
Si c’est bien moi que vous cherchez,
ceux-là, laissez-les partir. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
« Je n’ai perdu aucun
de ceux que tu m’as donnĂ©s. »
Or Simon-Pierre
avait une épée ; il la tira,
frappa le serviteur du grand prĂȘtre et lui coupa l’oreille droite.
Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre :
† « Remets ton Ă©pĂ©e au fourreau.
La coupe que m’a donnĂ©e le PĂšre,
vais-je refuser de la boire ? »

L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
se saisirent de Jésus et le ligotÚrent.
Ils l’emmenùrent d’abord chez Hanne, beau-pùre
de CaĂŻphe, qui Ă©tait grand prĂȘtre cette annĂ©e-lĂ .
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait JĂ©sus.
Comme ce disciple Ă©tait connu du grand prĂȘtre,
il entra avec JĂ©sus dans le palais du grand prĂȘtre.
Pierre se tenait prĂšs de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui Ă©tait connu du grand prĂȘtre –
sortit, dit un mot Ă  la servante qui gardait la porte,
et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors Ă  Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
comme il faisait froid,
ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prĂȘtre interrogea JĂ©sus
sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit :
† « Moi, j’ai parlĂ© au monde ouvertement.
J’ai toujours enseignĂ© Ă  la synagogue et dans le Temple,
lĂ  oĂč tous les Juifs se rĂ©unissent,
et je n’ai jamais parlĂ© en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ?
Ce que je leur ai dit, demande-le
à ceux qui m’ont entendu.
Eux savent ce que j’ai dit. »

L. À ces mots, un des gardes, qui Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de JĂ©sus,
lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu rĂ©ponds au grand prĂȘtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
† « Si j’ai mal parlĂ©,
montre ce que j’ai dit de mal.
Mais si j’ai bien parlĂ©,
pourquoi me frappes-tu ? »

L. Hanne l’envoya, toujours ligotĂ©, au grand prĂȘtre CaĂŻphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prĂȘtre,
parent de celui Ă  qui Pierre avait coupĂ© l’oreille,
insista :
A. « Est-ce
que moi, je ne t’ai pas vu
dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia.
Et aussitĂŽt un coq chanta.

Alors on emmÚne Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
C’était le matin.
Ceux qui l’avaient amenĂ© n’entrĂšrent pas dans le PrĂ©toire,
pour éviter une souillure
et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc Ă  leur rencontre et demanda :
A. « Quelle accusation portez-vous
contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
nous ne t’aurions pas livrĂ© cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mĂȘmes et jugez-le
suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit
de mettre quelqu’un Ă  mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que JĂ©sus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
† « Dis-tu cela de toi-mĂȘme,
Ou bien d’autres te l’ont dit Ă  mon sujet ? »
L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prĂȘtres t’ont livrĂ© Ă  moi :
qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
† « Ma royautĂ© n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royautĂ© n’est pas d’ici. »

L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
† « C’est toi-mĂȘme
qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »

L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vĂ©ritĂ© ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume
que je vous relñche quelqu’un pour la Pñque :
voulez-vous donc que je vous relùche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquÚrent en criant :
F. « Pas lui !
Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.

Alors Pilate fit saisir JĂ©sus pour qu’il soit flagellĂ©.
Les soldats tressÚrent avec des épines une couronne
qu’ils lui posĂšrent sur la tĂȘte ;
puis ils le revĂȘtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.

Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amĂšne dehors
pour que vous sachiez
que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors,
portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent,
les grands prĂȘtres et les gardes se mirent Ă  crier :
F. « Crucifie-le! Crucifie-le! »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mĂȘmes, et crucifiez-le ;
moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi,
et suivant la Loi il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’oĂč es-tu? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relñcher,
et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
† « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
c’est pourquoi celui qui m’a livrĂ© Ă  toi
porte un péché plus grand. »

L. DÚs lors, Pilate cherchait à le relùcher ;
mais des Juifs se mirent Ă  crier :
F. « Si tu le relùches,
tu n’es pas un ami de l’empereur.
Quiconque se fait roi
s’oppose Ă  l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors;
il le fit asseoir sur une estrade
au lieu dit le Dallage
– en hĂ©breu : Gabbatha.
C’était le jour de la PrĂ©paration de la PĂąque,
vers la sixiĂšme heure, environ midi.
Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils criÚrent :
F. « À mort ! À mort !
Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prĂȘtres rĂ©pondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra JĂ©sus pour qu’il soit crucifiĂ©.

Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-mĂȘme, portant sa croix,
sortit en direction du lieu dit Le CrĂąne (ou Calvaire),
qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifiùrent, et deux autres avec lui,
un de chaque cÎté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rĂ©digĂ© un Ă©criteau qu’il fit placer sur la croix ;
il était écrit :
« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
parce que l’endroit oĂč l’on avait crucifiĂ© JĂ©sus Ă©tait proche de la ville,
et que c’était Ă©crit en hĂ©breu, en latin et en grec.
Alors les grands prĂȘtres des Juifs dirent Ă  Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
“Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai Ă©crit, je l’ai Ă©crit. »

L. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
ils prirent ses habits ;
ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
Ils prirent aussi la tunique ;
c’était une tunique sans couture,
tissĂ©e tout d’une piĂšce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas,
dĂ©signons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ;
ils ont tirĂ© au sort mon vĂȘtement.
C’est bien ce que firent les soldats.

Or, prÚs de la croix de Jésus se tenaient sa mÚre
et la sƓur de sa mĂšre, Marie, femme de ClĂ©ophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mÚre,
et prùs d’elle le disciple qu’il aimait,
dit Ă  sa mĂšre :
† « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
† « Voici ta mĂšre. »
L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
AprÚs cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
† « J’ai soif. »
L. Il y avait lĂ  un rĂ©cipient plein d’une boisson vinaigrĂ©e.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
† « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tĂȘte,
il remit l’esprit.

(Ici on flĂ©chit le genou, et on s’arrĂȘte un instant.)

Comme c’était le jour de la PrĂ©paration (c’est-Ă -dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat Ă©tait le grand jour de la PĂąque.
Aussi les Juifs demandùrent à Pilate qu’on enlùve les corps
aprÚs leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allĂšrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifiĂ© avec JĂ©sus.
Quand ils arrivÚrent à Jésus,
voyant qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  mort,
ils ne lui brisĂšrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le cÎté ;
et aussitît, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lĂšveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercĂ©.

Aprùs cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
NicodĂšme – celui qui, au dĂ©but, Ă©tait venu trouver JĂ©sus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mĂ©lange de myrrhe et d’aloĂšs
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils liùrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit oĂč JĂ©sus avait Ă©tĂ© crucifiĂ©, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore dĂ©posĂ© personne.
À cause de la PrĂ©paration de la PĂąque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est lĂ  qu’ils dĂ©posĂšrent JĂ©sus.

HomĂ©lie du Jeudi Saint – 2 avril 2026

HomĂ©lie du Jeudi Saint – 2 avril 2026

ICI, homélie du Jeudi Saint - 2 avril 2026

par le pĂšre Olivier Laporte

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre de l’Exode

(Ex 12, 1-8.11-14)

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte,
le Seigneur dit Ă  MoĂŻse et Ă  son frĂšre Aaron :
« Ce mois-ci
sera pour vous le premier des mois,
il marquera pour vous le commencement de l’annĂ©e.
Parlez ainsi Ă  toute la communautĂ© d’IsraĂ«l :
le dix de ce mois,
que l’on prenne un agneau par famille,
un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau,
elle le prendra avec son voisin le plus proche,
selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’aprùs ce que chacun peut manger.
Ce sera une bĂȘte sans dĂ©faut, un mĂąle, de l’annĂ©e.
Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorziùme jour du mois.
Dans toute l’assemblĂ©e de la communautĂ© d’IsraĂ«l,
on l’immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang,
que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau
des maisons oĂč on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-lĂ ,
on la mangera rĂŽtie au feu,
avec des pains sans levain et des herbes amĂšres.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins,
les sandales aux pieds,
le bĂąton Ă  la main.
Vous mangerez en toute hĂąte :
c’est la Pñque du Seigneur.
Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ;
je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte,
depuis les hommes jusqu’au bĂ©tail.
Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements :
Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe,
sur les maisons oĂč vous serez.
Je verrai le sang, et je passerai :
vous ne serez pas atteints par le fléau
dont je frapperai le pays d’Égypte.

Ce jour-lĂ 
sera pour vous un mémorial.
Vous en ferez pour le Seigneur une fĂȘte de pĂšlerinage.
C’est un dĂ©cret perpĂ©tuel : d’ñge en Ăąge vous la fĂȘterez. »

 

 PSAUME

R/ La coupe de bénédiction
est communion au sang du Christ.   

(Ps 115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)

 

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élĂšverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaĂźnes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grñce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la premiÚre lettre de saint Paul apÎtre aux Corinthiens

(1 Co 11, 23-26)

FrĂšres,
moi, Paul, j’ai moi-mĂȘme reçu ce qui vient du Seigneur,
et je vous l’ai transmis :
la nuit oĂč il Ă©tait livrĂ©,
le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grĂące,
il le rompit, et dit :
« Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »
AprĂšs le repas, il fit de mĂȘme avec la coupe,
en disant :
« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
Chaque fois que vous en boirez,
faites cela en mémoire de moi. »

Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain
et que vous buvez cette coupe,
vous proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne.

 

 

  ÉVANGILE

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean

(Jn 13, 1-15)

 

Avant la fĂȘte de la PĂąque,
sachant que l’heure Ă©tait venue pour lui
de passer de ce monde Ă  son PĂšre,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas,
alors que le diable
a dĂ©jĂ  mis dans le cƓur de Judas, fils de Simon l’Iscariote,
l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le PÚre a tout remis entre ses mains,
qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
se lĂšve de table, dĂ©pose son vĂȘtement,
et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin.
Alors il se mit Ă  laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc Ă  Simon-Pierre,
qui lui dit :
« C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :
« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :
« Si je ne te lave pas,
tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre
lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tĂȘte ! »
Jésus lui dit :
« Quand on vient de prendre un bain,
on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.
Vous-mĂȘmes,
vous ĂȘtes purs,
mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;
et c’est pourquoi il disait :
« Vous n’ĂȘtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds,
il reprit son vĂȘtement, se remit Ă  table
et leur dit :
« Comprenez-vous
ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m’appelez “Maütre” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le MaĂźtre,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donnĂ©
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j’ai fait pour vous. »